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Sonata Arctica: The Ninth Hour

Sonata Arctica: The Ninth Hour

Après leur passage à Meyrin en août et un concert certes très sympa, mais garanti avec 0% de nouveaux morceaux, les Finlandais de Sonata Arctica nous revient sous la forme plus classique d’un nouvel album, intitulé The Ninth Hour.

Jeudi confession: j’aime bien Sonata Arctica. Au cours des années, le groupe est passé d’un power-metal mélodique à un metal symphonique mâtiné de progressif, mais avec des tonnes de mélodies. Brisons-là toute semblance de suspens: ce nouvel album est complètement dans la lignée des précédents, ce qui est une bonne et une mauvaise chose.

Le groupe ayant tendance à ne pas lésiner sur la marchandise, il ne faut pas s’étonner que The Ninth Hour dépasse de peu l’heure. Des dix pistes, l’une atteint les dix minutes, tandis que les autres restent dans des formats plus raisonnables, entre quatre et six minutes.

Je ne sais pas s’il y a une tendance dans le metal mélodique ces temps, mais cet album se distingue par une débauche de claviers. Henrik Klingenberg semble s’être dédoublé et avoir doté son clone et lui de deux ou trois paires de bras supplémentaires – ou alors il a braqué le producteur.

Cette abondance – “surabondance”, dirons certains – est certes dans la ligne des précédents albums de Sonata Arctica, qui n’a jamais vraiment été connu pour donner dans le rugueux. Cela dit, ça donne une coloration presque “pop” à The Ninth Hour.

Après, on aime ou on n’aime pas; j’ai distinctement entendu le qualificatif “soupe” venir d’un de mes contacts, pourtant prog-head éhonté (nom connu de la rédaction). Personnellement, je trouve que ça fait un peu trop, mais comme mentionné initialement, j’aime bien Sonata Arctica et je peux leur pardonner.

Il faut dire que la qualité de certaines des compositions compense pas mal cet accroc fait à la Charte de Déontologie des Metaleux Anonymes. Je pense notamment à “Life” ou à “Fly, Navigate, Communicate”, mais surtout à l’exceptionnel “Till Death’s Done Us Apart”, très emmené et aux décrochages typiques du groupe, qui prouve que Sonata Arctica n’a pas son pareil pour raconter des contes de fées qui finissent mal.

Les fans de la première heure noteront un “White Pearl, Black Oceans Part II”, qui est d’ailleurs l’epic de l’album avec dix minutes. Il est plutôt bon, voire très bon par moments, mais pas exceptionnel. Je signale aussi la sympathique reprise de “Run to You”, de Bryan Adams, en final; ça me rappelle des souvenirs.

Bon, après, il y a beaucoup de morceaux moyens et, sans aller jusqu’à dire qu’il y a du déchet, il y a quand même des pistes qui sentent puissamment la guimauve, genre “We Are What We Are” ou “Candle Lawns” dans le style “slow que même Scorpions, en 1986, ils n’auraient pas osé”.

Globalement, j’ai trouvé The Ninth Hour bon, avec de très bons moments et d’autres qui collent au dents, comme une overdose de Sugus. Je l’ai trouvé un peu meilleur que Pariah’s Child, mais avec le même défaut: ça reste du Sonata Arctica classique. Ceux qui aiment le côté plus metal du groupe ne seront probablement pas d’accord, mais ceux qui aiment la mélodie par multipacks auront plus de chance d’apprécier.

Bonus vidéo: “Life”, qui est un des meilleurs morceaux de l’album

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