Spock’s Beard: Brief Nocturnes and Dreamless Sleep

Lorsque j’ai écrit la critique de X, le précédent album de Spock’s Beard, je disais que c’était un groupe qui semblait avoir du mal à se remettre du départ de Neal Morse, son talentueux et emblématique chanteur-compositeur. Force est de constater, à l’écoute de ce Brief Nocturnes and Dreamless Sleep, que cette remarque est toujours d’actualité.

Entendons-nous bien, je veux dire par là que Spock’s Beard continue à faire du rock progressif à la Neal Morse, caractérisé par des envolées de claviers spectaculaires et des compositions rappelant un peu un Yes sérieusement mordernisé.

Là encore, je me répète: ce n’est pas une mauvaise chose en soi, surtout que le groupe est plutôt doué pour cela, mais ça commence à peser. On attend avec une certaine impatience un droit d’inventaire et un départ vers des routes un peu différentes.

Puisque cet espoir est temporairement écarté, autant profiter de ce que nous propose ce Brief Nocturnes and Dreamless Sleep, à savoir onze compositions (en comptant le CD bonus du digipack, qui totalise quatre-vingt-deux minutes) de plutôt bonne qualité, dont de véritables perles, comme « Hiding Out » qui ouvre l’album, le très typé (mais très bon) « A Treasure Abandoned » ou les deux épiques « Something Very Strange » et « Waiting For Me » (et ses compositions très yessiennes) qui concluent l’album principal.

Le reste de l’album est plaisant, mais pas beaucoup plus; bon, en même temps, les « moins bons » constituent trois morceaux sur sept, c’est donc très correct, d’autant plus que c’est du « moins bon », pas du mauvais. Par contre, vous pouvez éviter le digipack, dont le CD supplémentaire n’apporte en fait rien de plus.

Brief Nocturnes and Dreamless Sleep ne révolutionnera pas le rock progressif et ne révolutionnera pas Spock’s Beard non plus; il n’empêche que ça reste un plutôt bon album, qui est à l’écoute et en téléchargement sur Bandcamp – également en version haute définition pour les grands malades qui ont un système audio coûtant le prix d’une petite voiture et les oreilles (ou le snobisme) qui va avec.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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