Spynest mission 3

Spynest mission 3: Opération Aiglon

Celui-là, j’ai failli le rater: pour des raisons qui m’échappent, Opération Aiglon, le troisième et dernier tome de la série Spynest est sorti il y a presque un an (en mars 2015) et si je ne l’avais pas vue en passant dans une librairie française, je l’aurais complètement zappé. Ce qui eut été dommage.

En effet, cette troisième “mission” du duo d’agents très spéciaux, composé de l’Américaine Terryiona Crow et de l’Anglais Ian Fleming – oui, ce Ian Fleming – doit aller récupérer Winston Churchill, affronter un officier nazi cybernétisé, récupérer deux altesses royales à la limite de la trahison et empêcher l’Allemagne de détruire Londres avec une bombe atomique.

Pour le cas où vous ne l’auriez pas compris, Spynest est une série qui donne plus dans le pulp-délire que dans la recherche historique rigoureuse. Même si le scénariste, Jean-Luc Sala, s’amuse à replacer les aventures rocambolesques de son duo de choc dans un contexte historique, il ne s’embarrasse pas de délicatesse quand il s’agit de donner dans le pur dieselpunk à gros traits.

De ce point de vue, Spynest est une série plutôt rafraîchissante. L’action y foisonne, les plans foireux aussi – ceux dont même vos joueurs de jeu de rôle ne voudraient pas – les espionnes se bagarrent dans la piscine et on multiplie les clins d’œil et les stars invitées – Christopher Lee, dans le cas présent. Bref, tout ceci ne se prend pas très au sérieux c’est plutôt une bonne chose.

Surtout, c’est une série qui a le bon goût de se terminer avant de fatiguer ses lecteurs. Indice: quand on se dit “c’est dommage, j’aurais bien vu un ou deux tomes de plus”, c’est plutôt une bonne chose.

Cela dit, ce n’est pas non plus la série du siècle: le dessin de Christophe Alliel n’est pas toujours au top, notamment avec les avions et avec des personnages parfois un peu trop cartoon. Mais comme l’ensemble est très dynamique, ça passe. Il y aurait aussi des choses à redire au sujet du scénario qui, selon l’expression des uchronistes, sent quand même très fort la chauve-souris extraterrestre de l’espace; mais voilà, c’est du pulp, alors l’historique, on s’en bat un peu les steaks.

Alors si vous voulez voir une jolie fille un peu psychopathe qui conduit (et crashe) un peu tout ce qui a un moteur et un (futur) auteur britannique, agent secret flegmatique, qui affrontent des méchant cybernazis, Spynest est la série qu’il vous faut.

(Au départ, j’ai voulu faire une chronique du dernier tome en date de Wunderwaffen, mais je crois que je vais attendre la fin de cette série pour ma prochaine chronique, sinon je vais encore répéter les mêmes choses et ça va m’énerver.)

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