Star Trek: Into Darkness

Je vais être direct: Into Darkness, deuxième film de la série Star Trek rebooté par J.J. Abrams, ne m’a pas vraiment convaincu. Et, de ce que j’ai perçu des conversations avec le gang habituel à la sortie de la salle, c’est une impression partagée.

Alors certes, on a droit à un spectacle qui, dans l’ensemble, est plaisant et même assez satisfaisant pour le cerveau reptilien: il y a des scènes d’actions, des explosions, de la tension. On ne s’ennuie pas.

J’avoue aussi bien aimer les nouvelles interprétations des personnages et leurs attitudes « modernisées »; c’est souvent amusant et, pour qui connaît un peu la série originale, rafraîchissant. Benedict Cumberbatch (Sherlock) joue un méchant très convaincant, mais un poil trop grandiloquent à mon goût.

Le problème, c’est qu’une fois le générique de fin passé, une fois qu’on a jeté son paquet de pop-corn vide et quitté la salle, certaines questions mesquines s’installent et on s’aperçoit d’à quel point le scénario est non seulement convenu, mais également rempli de trous, sans parler de scènes qui confinent au ridicule.

Ainsi, on a droit entre autres clichés ou approximations, au tribble de Chekov (enfin, pas de Chekov, mais de McCoy), au vaisseau spatial qui coule dans l’espace et qui sème de la fumée. Le cerveau, voilà l’ennemi!

Cela dit, j’ai bien aimé les scènes qui montrent Londres ou Los Angeles, même si j’ai confusément l’impression qu’en décidant de coller à une vision plus contemporaine de la SF, on perde un peu le sens du merveilleux (même kitschouille) qui accompagnait la série originelle.

D’un point de vue plus personnel et plus technique, j’ai vu le film dans une salle dont les opérateurs avaient décidé que bloquer le son sur 11 était une bonne idée. Un film n’est pas un concert de métal et, du coup, il existe quelque chose de tel que « trop fort ».

Je n’ai pas non plus été entièrement convaincu par la 3D; je reste persuadé que c’est un gadget qui permet de faire surpayer un film flou et si, dans le cas présent, ça permettait tout de même des effets assez impressionnants, le mélange entre 3D et tournage à la shaky-cam n’est pas des plus heureux.

Bref, Into Darkness est un chouette spectacle, mais qui est très frustrant d’un point de vue intellectuel. Le spectateur était en droit d’attendre mieux de ce film, surtout après le premier. Là, je dirais presque qu’il est bâclé. Dommage.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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