Star Trek: Lower Decks, saison 1

Quand on pense à Star Trek, on a le plus souvent des personnages qui sont dans le stade de commandement des vaisseaux, des officiers aguerris. Lower Decks prend quelque peu le contrepied de ce présupposé en prenant le point de vue des noobs.

En effet, D’Vana Tendi, Samanthan Rutherford et Bradward Boimler sont des enseignes, fraîchement promus à bord du USS Cerritos. Ils y rejoignent Beckett Mariner, également enseigne, mais surtout parce qu’elle a tendance à se faire régulièrement dégrader pour insubordination, contrebande, voire les deux.

Vous l’aurez compris, cette fine équipe n’est pas exactement les plus brillants porte-étendards de Starfleet, d’autant que le Cerritos est aussi un navire de second rang, avec des officiers supérieurs particulièrement caractériels.

Cette série animée est un grand bol d’air dans la franchise Star Trek. Elle parvient à l’exploit d’être à la fois très fidèle à l’univers d’origine et à s’en moquer éhontément, C’est donc une satire particulièrement réussie.

Elle se concentre principalement sur le duo Boimler-Mariner, le premier étant obsédé par les règles et la discipline, la seconde n’en ayant cure. Rutherford et Tendi, eux, sont les nerds de service, rivalisant d’enthousiasme pour réaliser les tâches d’ingénierie les plus basiques.

On a droit à un peu toutes les situations typiques des épisodes de Star Trek, mais revus et corrigé « en fait, ça ne se passe pas comme dans les épisodes ». Pas de premier contact – c’est pour les vaisseaux de premier rang – mais le « service après-vente », rarement glorieux.

Du coup, le vaisseau et son équipage se retrouvent à gérer des xénovirus que personne n’avait remarqué jusque là, les accidents de téléporteur, ou sauver des planètes au risque de flinguer leurs croyances religieuses.

Sans parler des « plans géniaux » des enseignes, comme la création d’un chien par Tendi, qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est un chien, ou l’utilisation du holodeck par Mariner pour passer ses frustrations envers le capitaine.

Les scénaristes de Lower Decks ont pris le parti de ne pas mettre en scène des complets bras cassés. Quelque part, ça aurait été facile de faire un show sur le pire vaisseau de Starfleet. Au lieu de ça, le Cerritos semble être un vaisseau « normal », avec un personnel raisonnablement compétent.

En prime, on a droit à quelques invités prestigieux, comme John de Lancie (Q), Jonathan Frakes (Riker) et Marina Sirtis (Troi), plus quelques références bien débiles, comme l’époque de Kirk et Spock nommée « TOS », comme those old scientists.

Lower Decks propose, en dix épisodes d’une vingtaine de minutes, une plongée hilarante et rafraichissante dans l’univers de Star Trek vu par le petit bout de la lorgnette. Il y a dans cette série de quoi amuser les fans, et les non-fans, de Star Trek.

Bonus: la bande-annonce de la saison

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4 réflexions au sujet de “Star Trek: Lower Decks, saison 1”

  1. J’ai commencé la série il y a quelques jours, et je trouvais bizarre que tu n’en aies pas encore parlé.
    Pour l’instant, je suis globalement du même avis que toi. Je préciserai quand même que les dialogues ne sont pas toujours faciles à saisir à mon goût. Faudrait une (bonne) version française…

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