Stealing Axion: Moments

Moments, le nouvel album du groupe américain Stealing Axion, part avec un gros handicap: c’est du métal progressif tendance djent que j’ai écouté après le dernier TesseracT. En d’autres termes, il souffre passablement de la comparaison.

Bon, en même temps, ce n’est pas exactement le même style: la musique de Stealing Axion est plus proche du death metal – mélodique, certes, mais death quand même. C’est donc très rapeux, ça hurle beaucoup et, par voie de conséquence, la mélodie est un peu perdue dans la bagarre, comme une pâquerette dans les tranchées de Verdun.

Moments est donc un album qui donne plus dans la face brutale du djent: très technique, très intense, vocaux hurlés et growl; la totale! Comme mentionné, l’ensemble n’est pas sans ses moments mélodiques, mais c’est loin d’être l’intégralité de l’album. À vue de pied, je dirais que c’est du 50/50 entre le brutal et le mélodique, mais ça veut dire que c’est surtout le brutal qui ressort.

En fait, avec Moments, j’ai l’impression que Stealing Axion est un peu au même niveau que TesseracT avec son premier album – un pied dans chacun des deux mondes, sans trop savoir où aller. C’est à mon avis le défaut majeur de cet album: il dégage une impression très – trop – hétérogène.

C’est dommage, parce que dans son créneau de death métal technico-mélodique, le talent des musiciens est loin d’être négligeable. Les compositions sont inventives (peut-être trop, justement) et même si on a l’impression de ressortir des septante-six minutes de l’album (pour onze pistes) comme d’une machine à laver les cailloux, on s’ennuie rarement.

En conclusion, Moments est un album que je peux recommander aux amateurs de métal progressif technique, death métal mélodique, djent et autres brutalités extrémistes de la même eau (maudite). Il n’est pas sans attraits pour les amateurs de mélodies, mais il faut arriver à supporter le côté laminage à vif des passages non-mélodiques.

En double bonus, le teaser de l’album (SURPRISE VOCALZ!) et l’intégralité de « Moments Part One »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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