Steve Hackett: Beyond the Shrouded Horizon

Ce n’est jamais sans une certaine appréhension que je me lance dans l’écoute d’un album de Steve Hackett, comme son dernier Beyond the Shrouded Horizon. Mon problème avec ce guitariste et compositeur britannique de grand talent, ancien de Genesis aux Temps Héroïques, c’est qu’autant certaines de ses compositions (surtout instrumentales) me transportent littéralement, autant la plupart de ses compositions me laissent froid.

Du coup, j’ai l’impression que ses albums, c’est un peu la loterie pour moi: parfois, il n’y a guère qu’un ou deux morceaux qui me branchent vraiment – et genre les deux ponts instrumentaux d’une minute et demie au milieu de l’album. Dans le cas de cet album, le ratio est heureusement meilleur, même s’il contient sa dose de bluettes hyperglucidiques.

Steve Hackett excelle à mon avis dans la composition d’ambiances et, souvent, les morceaux qui me plaisent le plus sont ceux qui projettent l’auditeur dans un univers sonore donné. Dans ce sens, et même s’il a sa patte guitaristique propre, il me rappelle beaucoup Mike Oldfield pour ses compositions instrumentales avec une présence de guitare très forte. On signalera d’ailleurs la présence de Simon Philips, qui a longtemps été le batteur de ce dernier, sur deux morceaux.

Sur Beyond the Shrouded Horizon, il commence d’ailleurs très fort avec un « Loch Lomond » qui nous rappelle que ce lieu n’est pas seulement une marque de whisky pour tintinophiles. L’instrumental « The Phoenix Flown » enchaîne avec une ambiance musicale très comparable. J’aime aussi beaucoup « Prairie Angel » et son complément « A Place Called Freedom »; j’ai d’ailleurs l’impression que pas mal des morceaux de l’album sont conçus en duos, comme l’indianisant « Walking to Life » et l’excellent « Two Faces of Cairo ». « Turn This Island Earth » et ses onze minutes conclut l’album de fort belle façon.

Au milieu de tout cela, il y a tout de même une poignée de morceaux qu’à défaut de qualifier de mauvais, je dois avouer ne pas aimer du tout, à mi-chemin entre la berceuse et le slow pour soirées adolescentes. Mais globalement, Beyond the Shrouded Horizon est un plutôt bon album, plus proche des parties les plus « commerciales » du rock progressif, mais tout de même écrit par un des maîtres du genre.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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