Steve Hogarth & Richard Barbieri: Not the Weapon but the Hand

Encore un album bizarre. Ça devrait être le dernier avant un moment. J’espère. Donc, Not the Weapon but the Hand est le fruit de la collaboration entre Steve Hogarth et Richard Barbieri. Si le premier évoque instantanément Marillion, le second me fait immanquablement penser à la variété italienne, qui m’est moins insupportable que la variété française pour la seule raison que je n’en comprends pas les paroles.

Bon, en fait, ça n’a juste rien à voir: Richard Barbieri a officié avec le groupe Japan dans les années 1970, avant de rejoindre bien plus tard Porcupine Tree. C’est une bonne nouvelle: on est en terrain progressif. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un peu la seule, mais je dois avouer que cet album n’a pas déclenché chez moi l’ouragan d’enthousiasme qu’une telle collaboration aurait pu supposer.

Alors bon, Steve Hogarth est un chanteur exceptionnel – n’en déplaisent aux fans de Fish – et Richard Barbieri est un excellent clavier; rien à redire là-dessus. Le problème majeur, c’est que j’ai un peu l’impression d’entendre un énième projet wilsonien, avec ses mélodies lentes et mélancoliques, ainsi qu’une pincée d’influences pop moderne, le tout avec Hogarth au chant.

C’est beau et triste (mais on n’a pas pleuré) et c’est très bien foutu; on ne peut qu’admirer des morceaux comme « Red Kite » ou « Crack », mais, personnellement, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre, selon l’expression fétiche du regrettable président Chirac.

Si j’en juge par ce qu’en disent mes collègues en critiques progressives, sur Internet et ailleurs, je dois être un des rares cas à qui cet album ne parle pas. Ou alors, comme le mentionnent d’autre, c’est peut-être une question d’ambiance: un album comme Not the Weapon but the Hand se déguste peut-être dans des conditions autres que la galette pousse-cheveux mi-moyenne. Allez savoir!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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