Steven Wilson: 4 ½

Steven Wilson: 4 1/2

Il y a des artistes qui parviennent à faire s’enthousiasmer les fans même pour leurs fonds de tiroir. Steven Wilson est de ceux-là et le prouve avec son nouvel album, 4 ½, cinq pistes tirées des sessions de ses deux précédents albums (Hand. Cannot. Erase. et The Raven that Refused to Sing) et une reprise d’un morceaux de Porcupine Tree.

Conçu comme un album de transition entre Hand. Cannot. Erase. et le prochain, 4 ½ ressemble un peu à un petit cadeau aux fans impatients, un peu moins de quarante minutes de pur Steven Wilson, avec deux pistes tutoyant les dix minutes.

Musicalement, on est clairement dans le créneau habituel du musicien, entre rock progressif moderne à la Porcupine Tree et pop alternative, avec des bouts d’électro. Comme d’habitude, Steven Wilson y fait une démonstration de son talent indéniable pour tisser des mélodies qui peuvent aussi bien enthousiasmer des prog-heads que des amateurs de pop-rock plus classique.

On peut tout à la fois s’émerveiller sur les parties instrumentales de « My Book of Regrets » ou de « Vermillioncore » comme sur le côté catchy d’un « Happiness III » ou de « Don’t Hate Me », en duo avec la chanteuse israélienne Ninet Tayeb.

Avec 4 ½, on n’a pas l’album de l’année, mais pas non plus une compile de restes indigestes. La qualité est peut-être un poil en-dessous de ce que produit habituellement Steven Wilson, mais ça reste tout de même de très haut niveau.

Hélas, pas de bonus audio ou vidéo pour cet album. Rien de légal, en tous cas.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. C’est un bon album de transition, en effet. On voit à quel point Steven Wilson a creusé son trou dans le monde du rock progressif au fil des années.

    Avec de tels morceaux restés dans le tiroir, on peut se dire que le cinquième album sera fortement attendu.

    Pour tout dire, j’ai vraiment découvert Steven Wilson avec « The Raven That Refused To Sing ».

    Sacrée entrée en matière, non ? 🙂

    • Alias dit :

      Ouais, c’est un peu une brute, de ce côté. Je le connaissais de Porcupine Tree, mais ces premiers pas solo ne m’avaient pas convaincu outre. C’est Grace for Drowning qui m’avait marqué.

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