Stille Folk: Neuit de Sabbat

Typique: je rentre de Trolls & Légendes et, pendant deux mois, j’écoute du folk en boucle! Dans le cas présent, je ne vais pas tant vous parler de Faun et Dunkelschön, dont j’ai acheté quelques albums sur place, mais du groupe pyrénéen Stille Volk, au travers de leur dernier album en date, Neuit de Sabbat (paru en 2009). Je dois à Ghislain de m’avoir fait découvrir ce groupe, alors que je lui parlais de Minimum Vital, dont on pourrait dire que c’est un peu le pendant lumineux de Stille Volk.

La musique de Stille Volk est un folk-rock beaucoup plus traditionnel que celui de Minimum Vital, en ce qu’il emploie moins d’instruments rock et beaucoup plus d’instruments traditionnels (vielle à roue, cornemuse, etc.) et que sa musique évoque moins les littoraux ensoleillés d’Occitanie et plus une forêt obscure tapie dans les contreforts des Pyrénées dans la brume hivernale. Du genre qui renferme des esprits anciens et pas toujours bienveillants.

Dans la musique de Stille Volk, sorcières et démons ne sont jamais très loin. Qu’on écoute des titres comme « Forêt d’outre tombe » ou « Ivresse des Dieux » pour s’en convaincre et, même s’il existe des morceaux plus joyeux (« Mascarià » par exemple), le souffle profond des cornemuses est toujours là, comme une menace sourde. Ce n’est pas du pagan-folk pour elfettes, pas plus que pour gros barbares; ça sent le terroir, le soufre et les champignons.

Nueit de Sabbat est le plus récent et sans doute le plus accessible des albums de Stille Volk, mais je vous recommande également de jeter une oreille sur les autres: actif depuis plus de quinze ans, le groupe a six albums à son répertoire (je n’ai écouté que les quatre derniers: Ex-Uvie, Satyre Cornu, Maudat et celui-ci). Il y a plein de bonnes choses et je recommande particulièrement le très sombre Satyre Cornu pour « Rassa tan creis » et « Le réveil de Pan », ainsi que l’énormissime « Adoumestica una terro », reprise en patois du « To Tame a Land » d’Iron Maiden.

Pour les amoureux des ambiances sonores folk-bizarroïdes (amis rôlistes, pensez Maléfices ou Les Ombres d’Esteren), Stille Volk est un groupe qui mérite de s’y attarder. Je ne suis pas fan de tout, mais c’est un groupe qui sait envoûter son public. Les sorcières, le sabbat, on y revient toujours.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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