Stratovarius: Polaris

Je me souviens que le premier album de Stratovarius que j’ai acheté, c’était, ben, le premier, Fright Night, il y a vingt ans. J’ai acheté le nouveau, Polaris, et même si le style a un peu changé, je ressens à peu près les mêmes choses: des bonnes idées, de l’enthousiasme et pas grand-chose d’autre. L’illustration de la pochette est très jolie, j’aime bien le nom du groupe, mais le ramage est loin de valoir le plumage.

Stratovarius est un groupe finlandais de power-métal mélodique, un genre déjà surpeuplé de Finlandais, avec notamment Sonata Arctica. Musicalement, Polaris se situe à mi-chemin entre ces derniers et le hard FM, avec des influences de Shadow Gallery, notamment dans certaines harmonies vocales. En soi, ça pourraît être une combinaison intéressante, mais l’exécution pêche.

En fait, Polaris sonne plat et, à moins que cet album ne soit pas représentatif de ce qu’ils ont fait ces vingt dernières années, j’ai la sombre impression que c’est le cas de Stratovarius en général. Leurs morceaux manquent cruellement de relief et d’énergie; d’inspiration, en quelque sorte. Les mélodies ont toutes été déjà entendues ailleurs et les solos semblent repiqués des albums de guitar-heroes de la fin des années 80 (les Malmsteem, Chastain et consorts).

De mon point de vue, il vaut mieux les avoir en poster qu’en musique.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Ghislain dit :

    Je les ai vu sur scène en 2000 et c’était vraiment excellent. J’ai beaucoup aimé l’album Infinite mais le reste ne m’a pas marqué.

    Ghislain

  2. bulliv dit :

    Chronique un peu étrange : stratovarius n’est pas arrivé sur une scène saturée de groupe de speed metal, ils l’ont reactivé en digne héritier d’Helloween (franchement rien à voir avec Shadow Gallery et Chastain – il existe encore ?).
    C’est avec leur succès que le label NTS avait lancé les Sonata, Persvader et autres.
    Bon c’est vrai, c’est un disque de Power speed metal mélodique, le genre est plutôt désuet en France. Mais alors que toute la presse salue ce bel effort et le renouvellement musicale du groupe, je n’y vois pas une réalisation plate et dénué d’intérêt. Pour le manque d’inspiration et d’énergie, je vous invite à décortiquer les solis de Kupiainen, et vous repasser l’ambiant King of Nothing. Je passe sur l’exécution, le groupe possédant la plupart des meilleurs zicos du genre.
    Cependant, du déjà vu 3000 fois avec « Higher We Go ».

    • Alias dit :

      Je suis un chroniqueur étrange: je ne cherche pas à faire une chronique encyclopédique ni à plussoyer ce que dit « la presse » (que je ne lis pas), mais plus à exprimer un ressenti face à un album.

      De plus, je ne suis pas en France (bon, à dix bornes près, mais quand même). 😛

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