Sugarfields à Genève

Sugarfields à Genève

Ce sont un peu les hasards des rézosocios qui m’ont mis sur la piste de ce concert de Sugarfields, dans la microscopique salle du Bouffon de la Taverne. Le nom est récent, mais les lecteurs se souviendront peut-être que j’avais chroniqué un concert de Primasch, il y a un peu plus de deux ans: c’était le même endroit, au sous-sol de la Taverne de la République.

Sugarfields est un groupe genevois qui fait du rock/métal progressif. Tout pour me plaire, donc. C’est un trio qui est actif depuis 2003, d’abord sous le nom de PSF (entre autres), puis sous cette identité depuis 2013. Il a déjà à son palmarès un album, Hidden, paru en 2014, et un EP trois titres, Trilogy, en 2015; je pense que je vous en reparlerai sous peu.

Depuis ma dernière visite, la salle a subi une rénovation massive: exit la minuscule scène sur fond de pyramide de bouteilles de liqueur, le Bouffon aligne désormais une scène très respectable, avec une sono puissante et un éclairage digne de ce nom.

Moi qui avais prévu le 50 mm f1.4, spécial « situations difficiles », j’aurais presque pu prendre mes lentilles « normales »!

Sur scène, Sugarfields se présente comme un trio: batterie, guitare/chant, basse/chant. Musicalement, c’est rock/métal alternatif/progressif; beaucoup d’influences différentes, qui donnent des résultats souvent très réussis.

Par « souvent », j’entends que j’apprécie beaucoup les instrumentaux, que ce soit les morceaux intégralement instrumentaux, comme l’excellent « The Bride of Belzebuth », ou les parties instrumentales de compositions chantées. À vrai dire, le chant est un aspect qui, à mon avis, pêche un peu, surtout dans le style « rock alternatif »; curieusement, quand ça hurle un peu, ça passe mieux.

Sugarfields est capable de produire et d’exécuter des compositions très alambiquées et très techniques. Il y en a certaines qui me rappellent furieusement le Fates Warning de la fin des années 1980, quand le groupe s’oriente définitivement vers le prog-metal avec des albums comme No Exit ou Perfect Symmetry.

Je n’ai pas regardé ma montre – ce qui est plutôt bon signe – mais j’estime que le groupe aura joué entre une heure et une heure et demie, devant un public de 30-50 personnes. Un peu clairsemé, mais la salle n’est pas très grande et c’était un jeudi soir.

En conclusion, un concert sympathique pour un groupe qui m’était jusque là inconnu et dont la musique est plus qu’intéressante. À surveiller de près!

La traditionnelle galerie de photos (Creative Commons, toussa) sur Flickr sera en ligne plus tard dans la journée.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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