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Suidakra: Realms of Odoric

Suidakra: Realms of Odoric

S’il y a un genre musical qui rentre pour moi dans la catégorie “plaisir coupable”, c’est bien le folk-metal. OK, il y a le metal symphonique aussi. Il faut dire que j’aime bien le folk-qui-bouge et la version metal, c’est quand même un peu ultime OK, la version punk, c’est pas mal non plus. Tout ceci pour dire que j’ai bien aimé cet album Realms of Odoric des Allemands de Suidakra.

Suidakra, c’est un peu le groupe qui tourne depuis vingt ans et dont personne (= moi) n’avait jamais entendu parler. Heureusement, il y a les chroniques de Angry Metal Guy pour combler cette lacune. Leur musique ressemble pas mal à un croisement entre Equilibrium – avec moins de deuxième degré – et Eluveitie – avec plus de metal.

Fondamentalement, c’est du gros-metal-qui-tache assez classique, limite Iron Maiden, mais avec pas mal de violons et une cornemuse. Il y a une voix masculine qui growle et, sur quelques pistes, la voix féminine de Tina Stabel, qui n’est pas du genre soprano, mais plutôt rauque (n’roll).

En apparence, Realms of Odoric n’est pas exactement un petit album, avec treize pistes au compteur. Certes, mais un peu comme pour le dernier album de Ulver, chroniqué récemment, ces pistes sont plutôt courtes, ne dépassant que rarement les cinq minutes, pour une durée totale de quarante-cinq minutes environ.

En mélangeant une grosse dose de metal classique avec une bonne lampée de folk à cornemuse et une louche de symphonique épique, Suidakra aurait très bien pu obtenir un gloubiboulga indigeste, même pour le plus solide des estomacs colmaté à la bière tiède. Fort heureusement, ce n’est pas le cas. Enfin, rarement…

Disons que Realms of Odoric n’est pas forcément des plus digestes au premier abord. Passée l’intro “Into the Realms”, “The Serpent Within” ne propose pas la meilleure entrée en matière qui soit – trop classique.

Fort heureusement, le groupe se reprend par la suite et “The Hunter’s Horde” est nettement plus intéressant. Enfin, pour une valeur de “intéressant” qui équivaut à “qui fait bouger les cervicales”. Idem pour l’excellent “Undaunted”, dominé par la voix de Tina Stabel, “Lion of Darcania”, “Pictish Pride” et autres “One against the Tide”.

En fait, Suidakra n’invente pas grand-chose de nouveau, mais excelle dans le domaine du morceau qui poutre. Ça tombe bien, c’est exactement ce que je demande à du folk-metal – en plus de ne pas abuser du growl. En prime, on a des histoires de grosses bastons, de tripes et d’acier.

Le seul gros défaut que je trouve à ce Realms of Odoric, c’est que la production n’est pas à la hauteur; certes, ça pète bien, mais le son est très écrasé. Mais si on cherche un album bien épique pour sonoriser la Campagne Ultime du Dragon Ultime, c’est un choix qui se tient pas mal. Il faudra faire un peu de tri, mais il y a là de quoi faire pousser les cheveux.

Bonus: la vidéo de “Pictish Pride”

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2 commentaires sur “Suidakra: Realms of Odoric”

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