Sur mon vélo nucléaire

Ça fait un moment que ça me démangeait: j’ai acheté un vélo à assistance électrique. OK, techniquement, nous avons acheté un vélo à assistance électrique, ma dame et moi, mais pour le moment, je suis le seul de nous deux assez taré pour l’utiliser par ce temps. Je pourrais gloser un moment sur le fait que je parviens à augmenter mon bilan carbone en achetant un vélo, mais l’idée est précisément qu’elle puisse baisser le sien (de bilan carbone) à la belle saison, en troquant sa voiture contre cet engin.

Après quelques semaines d’utilisation, je dois avouer que j’appréhende un peu le moment où je devrais récupérer mon tromblon 100% pur musculaire. Il faut dire ce qui est: il y a des raisons tout à fait valables derrière l’actuel engouement pour les vélos électriques. Le principal étant que ça allie la versatilité du vélo et le côté pratique de la motorisation.

Pour donner une idée, mon trajet de et vers le boulot est normalement de trente minutes en vélo et vingt avec l’assistance électrique. L’effet est surtout perceptible en montée: suivant le degré d’assistance choisi, une pente raisonnablement méchante peut se transformer en un faux-plat vaguement taquin ou à une balade sur un tire-fesse (le côté casse-gueule en moins).

J’ai testé sur plusieurs raidillons de la région genevoise, le modèle qui, en temps normal, m’aurait fait envisager un itinéraire alternatif. Résultat: ça passe tout seul, on transpire à peine.

Par contre, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas un vélomoteur: il faut quand même pédaler. Du coup, même si l’effort est réduit, vingt minutes de trajet, c’est quand même vingt minutes d’activité physique et, en arrivant à destination, si je ne dégouline pas, le changement de t-shirt est tout de même de mise.

Nous avons opté pour un Villiger Lugano Deluxe; le fait pour un antimilitariste convaincu comme moi d’utiliser un vélo siglé du nom d’un ancien Conseiller fédéral en charge de l’armée (celui qui s’est pris les 35% de l’initiative de 1989) est un peu bizarre, mais bon. Il est cher, mais notre commune propose une subvention de 250.– à l’achat, ce qui n’est pas négligeable.

C’est un vélo dit “de ville”, ce qui implique une certaine adaptation par rapport à mon citybike (non, ce n’est pas la même chose): l’absence de cadre transversal et la présence de fontes (rajoutées en option), plus les vitesses dans les poignées de guidon, rendent l’adaptation assez difficile, par moments (surtout au démarrage ou à la descente, où j’ai tendance à passer la jambe par-dessus et me prendre les pieds dans les fontes).

Mais, au final, je ne regrette pas ce choix et je recommande à tous ceux que la pratique du vélo rebute, mais qui cherchent un moyen de transport alternatif en milieu urbain d’essayer le vélo électrique. La plupart des vendeurs propose de tester leurs engins et je pense que, comme moi, après une journée à utiliser ce bidule, vous en verrez comme moi les avantages.

Pour des distances de l’ordre de 10-20 kilomètres, c’est un peu l’arme absolue. Et en plus, ça fait bouger.

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