Sybreed: God Is An Automaton

Bon, allez, je trouve que ces temps-ci, j’ai un peu trop parlé de groupes qui donnent dans le planant-mou pour baba sur le retour, il est temps de causer un peu métal. Ça tombe bien, Sybreed vient de sortir son nouvel album, God Is An Automaton. Et comme c’est un groupe genevois, ça permet de consommer local (on y retrouve d’ailleurs Ales Campanelli, le bassiste de Djizoes).

Sybreed s’auto-définit comme un groupe de « cyber-métal », ce qui est une autre façon de dire que c’est du métal death teinté indus d’inspiration cyberpunk, ce qui rappelle un peu des groupes comme Samaël ou Punto Omega. Il mélange gros métal qui tabasse, voix death et sonorités électroniques en pagaille. Enfin, quand je dis « en pagaille », c’est quand même bien organisé; le côté suisse, sans doute (attention, cette phrase va faire rire les vrais Suisses).

Alors bon, posons le décor: je ne connaissais pas Sybreed avant d’écouter cet album, mais j’ai tendance à plutôt bien aimer ce mélange métal/électro, même si je m’en lasse facilement. Pour le coup, j’aborde cet album avec un à-priori plutôt favorable – et, cassons le suspens, j’en ressors également avec un à-posteriori plutôt favorable.

Les onze morceaux de l’album – qui, à une exception près, tournent autour des cinq minutes, pour un total de près d’une heure – sont plutôt mélodiques, malgré la présence sporadique d’une grosse voix death. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait là de quoi faire quelque chose de plus progressif également, mais ce n’est pas la voie choisie.

Je recommande « The Line of Least Resistance », qui offre un intéressant contraste entre mélodie et brutalité, le morceau-titre « God Is An Automaton », à la rythmique très particulière, les très électros « Downfall Inc. » et « Challenger » et « Destruction and Bliss » et ses dix minutes. Les fans du jeu de rôle Cyberpunk noteront l’existence d’un morceau intitulé « Hightech versus Lowlife ».

Avec God Is An Automaton, Sybreed un très bon album de métal mitigé death/prog/électro. Il est assez varié pour ne pas devenir rapidement ennuyeux, ce qui est toujours le risque dans ce genre d’exercice. Recommandé donc pour les amateurs de métal non-conventionnel!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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