Sylvium: The Gift of Anxiety

Découvert via un article du site Clair & Obscur (encore eux!), The Gift of Anxiety du groupe néerlandais Sylvium est un de ces joyaux méconnus qui vous donne envie de faire votre hipster, tant il est évident qu’ils ont tout pour devenir célèbres et que, du coup, vous les connaissez d’avant.

Si l’article en parle comme d’un groupe de métal progressif, je trouve pour ma part que c’est un peu exagéré: Sylvium propose plutôt un rock progressif contemporain, teinté certes de métal mais également d’électro, et somme toute très proche de ce que fait un Riverside, par exemple. Il y a pire exemple à suivre, vous en conviendrez (et si vous n’en convenez pas, je viens personnellement vous péter les rotules!).

The Gift of Anxiety est un album tout en ambiances, qui a à mon avis l’intelligence d’être principalement instrumental et le bon goût d’être en plus très bien fait. Son seul défait est d’être plutôt court: six pistes et un peu plus de quarante minutes, ce qui fait quand même des compositions plutôt longues. Ce qui est heureux, parce que le groupe n’est pas du genre à brusquer les choses.

On prend son temps, on pose l’atmosphère et on développe, en commençant par un “Disposable” purement instrumental, qui rappelle le final de Anno Domini High Definition. La voix de Richard de Geest n’apparaît pas avant le morceau suivant, “Surround”, aux ambiances mélancoliques, mais qui décolle en mode métal. “Falling” est un autre instrumental, plus calme.

Suit “Ominous”, également instrumental, qui suit une variété d’atmosphère dominées par une basse très présente et des nappes de claviers. “Heaven” est encore instrumental, mais même s’il est très bien, il aurait mérité d’avoir une partie chantée. Enfin, l’album se conclut par un “Weathering” de très bonne facture.

On peut regretter l’approche instrumentale de l’album, non parce qu’elle est ratée – ce n’est de loin pas le cas – mais parce que de Geest (également aux guitares) est un plutôt bon chanteur et son absence se fait quelque peu sentir. Néanmoins, force est de constater que Sylvium maîtrise son sujet.

Comme je l’ai mentionné en introduction, The Gift of Anxiety est un excellent album, un petit bijou de rock progressif contemporain; il lui manque juste à Sylvium un peu de recul devant son modèle, Riverside, pour devenir un grand groupe de plein droit.

En bonus, la vidéo de “Weathering”:

http://youtu.be/WvAXcgv3mY0

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