Symphony X: Iconoclast

Symphony X est un groupe que je mentionne souvent en passant mais dont, jusqu’à présent, je n’avais pas chroniqué d’albums. Ce pour une bonne raison: depuis l’album V, paru en 2000, ils n’avaient à mon goût produit que des albums semi-médiocres. Bonne nouvelle: Iconoclast, le double album qui vient de sortir, est nettement plus proche de ce que j’attends de ce groupe.

Parce que Symphony X, c’est quand même un peu le groupe qui, à lui tout seul, a lancé le métal progressif symphonique, sur les cendres du métal à guitares en folie façon Yngwie Malmsteem et morceaux épico-kilométriques à base mythologique. Du métal à grand spectacle, très américain, façon blockbuster de Michael Bay, avec des explosions improbables (mais avec des anges ou des demi-dieux à la place des robots de combat).

Bon, en fait, dans le cas d’Iconoclast, le thème est plutôt du côté des robots de combat ou, pour être plus précis, de la technologie qui envahit et prend le contrôle de nos vies. Autant dire que c’est un album dans lequel il ne fait pas bon s’appeler Sarah Connor! Ou être allergique aux solos de guitares, parce que ça débaroule de partout, au point que ça en devient presque gênant: on ne peut pas faire deux minutes sans se prendre une descente de manche tout schuss (non, ce n’est pas une blague eyldarin, cette fois)!

Cela dit, faut s’y faire, parce que c’est un peu (OK: beaucoup) la marque de fabrique de Symphony X. Ça et le power metal symphonique. Et les albums d’une heure et demie. Oui, parce que j’ai un peu fait dans le bourrin et pris l’édition spéciale de l’album, celle avec deux CD, douze morceaux et 85 minutes de pur métal de chez qui poutre, avec comme de bien entendu, la voix rageuse de Russell Allen et les guitares de Michael Romeo qui survolent les débats.

Je ne vous dirai pas qu’Iconoclast est le meilleur album de Symphony X à ce jour, car je pense que V lui est supérieur d’un poil. Mais d’un poil seulement, parce qu’avec des arguments comme les dix minutes du morceau-titre, “When All Is Lost”, “Light Up the Night” ou “Reign in Madness”, il y a de quoi avoir des doutes. Mon problème majeur est que ça reste un peu du déjà entendu; certes, Symphony X fait cela très bien et a inspiré beaucoup de groupes sans avoir réellement de compétition dans leur domaine, mais bon, ça mériterait un poil plus d’audace.

S’il vous faut un album de métal pour partir sur les routes de l’été (par exemple, vers des festivals de métal), Iconoclast est un excellent choix. Et si vous restez à la maison pendant les vacances, vous pourrez profiter de ce que vos voisins sont dans les bouchons pour vous écouter cette galette avec les potards bloqués sur onze!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Gordontesos dit :

    Merci pour cette critique, j’étais justement en train d’écouter ledit album (acheté un peu par hasard quand j’ai vu qu’il était sorti, accompagné du dernier Rhapsody 😉 )

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