Symphony X: Underworld

Symphony X: Underworld

Ah, Symphony X! À lui seul, le nom de ce groupe américain symbolise le power-metal symphonique, et ce depuis une bonne vingtaine d’années. Eh oui, déjà. Underworld est le neuvième album studio du groupe et représente plus la continuité que la rupture, avec tout ce que cela implique.

Symphony X, dans le genre symphonique, c’est un peu le métal «toutes options»: un peu de progressif, plein de soli façon guitare-hero, du piano en pagaille et de la double grosse caisse de folie. Beaucoup d’enthousiasme, beaucoup d’énergie, mais pas forcément beaucoup d’originalité.

Après un Iconoclast de grande tenue, ce nouvel opus était un peu attendu au tournant. Cassons d’emblée le suspens: il est un peu moins bon, ce qui signifie qu’il est juste très bon au lieu d’être excellent. Bon, déjà, quand on a des pointures comme Michael Romeo à la guitare et Russel Allen au chant, il ne faut pas s’attendre à de la médiocrité.

Underworld, c’est plus d’une heure de tabassage en règle, avec onze pistes variant entre deux et neuf minutes. Qualitativement, c’est par contre un peu la loterie. D’une part, il faut reconnaître que Symphony X fait, depuis longtemps, du Symphony X et pas grand-chose de plus.

D’où quelques morceaux certes agréables, mais pas toujours très inspirés, et quelques autres qui semblent plus être prévus comme vitrine pour des soli de guitare très stéréotypés – on dirait du Malmsteem des années 1980, c’est dire.

Ce qui n’empêche pas Underworld de contenir une belle brochette de pistes de haut niveau, avec notamment «Nevermore», «Kiss of Fire», «Charon», «To Hell and Back» et un final de rêve «Swan Song»/«Legend» aux mélodies – rhâ, ce piano sur « Swan Song »! – digne de la grande époque de V.

Un ton en dessous de Iconoclast, certes – plus inégal, surtout – mais très bon, Underworld va réjouir les fans de longue date de Symphony X avec ses clins d’œil aux premiers albums du groupe, mais il a également des atouts non négligeables à faire valoir par lui-même. Une cuvée de bon niveau.

Bonus: le «lyric video» de «Nevermore», première piste de l’album.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Gilles dit :

    Trop progressif et pas assez symphonique pour moi, mais sympa, surtout le clip que tu as mis 🙂
    \m/

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