T: Epistrophobia

T: Epistrophobia

Ça faisait longtemps je ne vous avais gratifié d’une de mes théories débiles, alors voici celle que m’a inspiré l’écoute de Epistrophobia, le dernier album en date du musicien allemand Thomas Thielen, plus connu sous l’initiale T.

Ma théorie – ou, à tout le moins, ma conclusion à l’écoute de cet album, c’est que T, c’est un peu ce qu’aurait pu devenir Marillion si, avec Steve Hogarth au micro, le groupe avait décidé de mettre la barre à prog toute! Une version uchronique, en quelque sorte.

T, c’est un rock progressif qui, au niveau des mélodies et des sonorités, s’inspire beaucoup du néo-prog, mais qui est beaucoup plus complexe, voire parfois carrément chaotique. La voix du chanteur ressemble énormément à celle de Steve Hogarth et ce n’est pas le seul point commun avec Marillion – je pense surtout à la guitare.

Pour ceux qui douteraient du côté prog de Epistrophobia – ce qui paraît peu probable, au vu du titre – le format enfonce le clou: sept pistes, dont la plus courte fait presque six minutes et la plus longue quatorze, cinq d’entre elles dépassant les dix minutes. Au total, un album de près de quatre-vingt minutes, rien que!

On a beau être un fan de prog, un tel format avec des pistes à rallonge n’est pas sans défaut. D’un point de vue anecdotique, le chroniqueur peine à identifier les passages marquants – je ne vais pas non plus commencer à décortiquer genre « entre 3:36 et 6:23… ». L’autre souci, c’est qu’à force de se lancer dans des concepts à rallonge, les compositions tendent parfois à s’égarer dans leurs propres brumes et à se mordre la queue.

Cela dit, le sieur T maîtrise tout de même son art et parvient non seulement à presque toujours retomber sur ses pattes – pour continuer à filer la métaphore animale – mais il parvient à installer une tension et une montée en puissance émotionnelle au long des morceaux.

Comme je le disais précédemment, c’est difficile de pointer telle ou telle composition. Epistrophobia a certes des moments plus ou moins forts, mais ils sont mélangés dans un ensemble. Sans être un album exceptionnel, il est globalement bon, par moment excellent et il montre que T continue sur une lancée impressionnante, perfectionnant son style au fil des albums.

Bonus: le trailer de l’album

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