Il Tempio delle Clessidre: Il-Lūdĕre

Il Tempio delle Clessidre: Il-Lūdĕre

Il en est du rock progressif comme de la plupart des courants artistiques: il génère des hordes de sous-courants. Parmi ceux-ci, le RPI, pour Rock Progressivo Italiano, dont Il Tempio delle Clessidre est un des dignes représentants, comme le démontre son album Il-Lūdĕre.

Formé en 2006, mais avec des musiciens actifs dans les années 1970, Il Tempio delle Clessidre propose un rock progressif aux constructions inspirées par les années 1970 et, surtout, dominées par un chant en italien. Quand je dis « dominées », j’entends qu’il y en a vraiment beaucoup.

Petite parenthèse: quand j’étais jeune (dinosaures dans la prairie et tout ça), les radios ont un jour jugé que la variété italienne était le nouveau truc à la mode et nous ont bassiné avec pendant des mois qui ont semblé des années. Déjà que je n’aime pas la variété française, la variété italienne n’a pour elle que le fait que je n’en comprends pas l’inanité des paroles. Tout ceci pour dire qu’entre le chant en italien et moi, il y a comme un passif.

Du coup, pourquoi acheter cet album, me demanderez-vous? Eh bien d’une part parce que je le pouvais – il a fait partie de ma rafle dans les rayons de Gibert Musique, début juillet – et d’autre part parce que j’avais déjà écouté du groupe leur premier album et que je l’avais plutôt bien aimé (j’ai loupé Alienatura, sorti en 2014).

Bref, Il-Lūdĕre, avec ses dix pistes et cinquante-cinq minutes, semble en apparence plutôt sage dans son format, mais il compte tout de même quatre pistes entre six et neuf minutes.

Comme mentionné, le principal défaut de cet album, c’est qu’on y chante beaucoup. Ce n’est pas la première fois que j’en fais le reproche à un groupe de rock progressif, mais je considère que la musique instrumentale a une force en elle-même et que trop de chant l’étouffe.

Ceci posé, l’amateur de belles mélodies peut trouver dans Il-Lūdĕre de vrais trésors, très orientés prog symphonique ou néo-prog: « La Parola Magica », « Dentro La Mia mente », « Prospettive » et « Nuova Alchimia », pour ne citer que ceux-ci. C’est certes très typé – probablement trop typé pour pas mal d’amateurs – mais ça reste quand même somptueux.

Bonus: la vidéo de « Spettro del Palco »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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