Japan Expo 2017, ou presque

Japan Expo 2017

À l’origine, il y avait un Plan Génial: retourner à la Japan Expo pour y faire des démos de Freaks’ Squeele, le jeu d’aventures. Isa pille les travées et chasse les cosplayeurs, pendant que je fais du jeu de rôle (et que je prends quelques photos, aussi); win-win. Seulement voilà: le jeu n’est pas encore sorti, donc l’idée de faire de la promo d’un truc qui n’est pas en boutique avant quelques mois n’a plus trop la cote.

Du coup, nous avons prévu un plan B: aller à Paris, faire la Japan Expo le jeudi, et, pour le reste du – long – week-end, shopping, rendre visite aux copains et copines et, pour ma part, faire des démos de Freaks’ Squeele quand même, mais plus à la cool, aux Caves Alliées.

Dont acte. Ce d’autant que j’avais déjà réservé la chambre. À ce sujet, l’idée de choisir un hôtel à côté du Parc des Expositions de Villepinte faisait sens dans le contexte d’une participation de quatre jours à la Japan Expo, mais moins si on prend en compte des activités vespérales au centre de Paris: le dernier train part à 23 h 30, ce qui n’est pas idéal quand on joue jusqu’à minuit.

On échange donc les souvenirs douloureux de RER bourrés d’otakus contre des souvenirs non moins douloureux de galères pour trouver un taxi dans la banlieue parisienne à une heure du matin ou de trente minutes de marche en bord de nationale dans des quartiers pas toujours très bien fréquentés.

La Japan Expo, je connais; je crois que ma première remonte à 2004 ou 2005, voire avant. Il faut quand même savoir que c’est l’événement geek le plus grand du monde – genre, un quart de million de visiteurs en quatre jours, ce qui représente presque le double de la San Diego Comic-Con – et, du coup, c’est un peu le rush, avec des travées blindées de monde et beaucoup de bruit.

C’est aussi la raison pour laquelle nous nous efforçons de n’y aller que le jeudi et le vendredi; dans le cas présent, le seul jeudi était déjà suffisant. J’aimais bien quand il y avait la Comic-Con en même temps, parce que ça me donnait la possibilité de voir des activités non-manga – et en plus, il y avait une section jeu de rôle. Avec la seule Japan Expo, j’avoue que je m’emmerde un peu, même en photographiant les cosplayeurs.

J’avais tenté de ruser en obtenant une accréditation officielle, en tant que membre de 2d Sans Faces, dans le but avoué d’investiguer une future participation – et le but moins avoué d’éviter les files kilométriques pour entrer. J’ai pu l’avoir, mais comme Isa n’a pas pu entrer avec moi, j’ai renoncé au coupe-file et je l’ai accompagnée dans les méandres de l’entrée plébéienne. Curieusement, ça va plutôt vite; on marche beaucoup, mais on attend peu.

Japan Expo 2017 – dédicace Tigres Volants

Même à la Japan Expo, en tant que représentant officiel de 2D Sans Faces, je dois répondre à des demandes de dédicaces. Enfin, à une.

Du point de vue « représentant officiel », le bilan est mitigé: certes, la Japan Expo, avec ces trois halles bondées et certains stands qui pensent que c’est une bonne idée de mettre la musique à fond sur des hauts-parleurs pour fête foraine (indice: ça ne l’est pas), est un endroit bruyant. En même temps, pour avoir fait des parties entre des matches de Quidditch et des projections de webséries sur grand écran, je suis au courant.

Et, si on regarde bien, il y a pas mal de coins plus tranquilles pourraient accueillir quelques tables de jeux. Et, d’ailleurs, il y a bien des associations qui proposent des démos de go, de hanafuda, de mah-jong et même de jeux de plateau. En d’autres termes, il y aurait moyen de moyenner, reste à voir dans quelles conditions. En tant que maison d’édition, ce n’est sans doute pas dans nos moyens, mais pour une association, c’est peut-être plus accessible.

En parlant d’associations, j’avais fait appel à Opale Rôliste pour m’aider à organiser les parties de démonstration aux Caves Alliées. Vu que je ne suispas sur place et que je ne connais somme toute pas très bien les tenants et les aboutissants de ce genre de chose, l’un et l’autre ont pu m’organiser ça aux petits oignons – parfois littéralement, si je considère les terrines.

Les Caves Alliées, c’est un de mes points de chute préférés à Paris: ce n’est pas forcément le bar le plus confortable de la région – le côté « cave », avec des gros murs bruts en pierre de taille, est assez présent –, mais ils ont un choix de bière redoutable (et de bières redoutables, aussi), ainsi que des snacks à base de charcuterie du terroir. Et du wifi, parfois; cf. la partie « cave », qui n’est pas très réseau-friendly.

Ce sont aussi des rôlistes et, en plus d’avoir une tralée de jeux divers en libre accès, ils accueillent volontiers des événements ludiques et assimilés: dédicaces, avant-premières et, donc, démos de jeux de rôle. J’ai donc pu mener quatre parties, deux le vendredi et deux le samedi, avec chaque fois six joueurs à ma table. J’aurais pu faire plus – il y avait des joueurs intéressés – mais six joueurs, à Freaks’ Squeele, c’est beaucoup.

Démo Freaks’ Squeele aux Caves Alliées

Freaks’ Squeele, le jeu d’aventures; parties de démonstration aux Caves Alliées

Surtout ça a fait des parties un poil plus longues que prévu: au cours des quatre parties, je n’ai pas pu arriver au bout du tuto. La nouvelle méthode de création des pouvoirs – finale, cette fois-ci; promis! – est plus dans le ton du jeu et plus accessible, mais elle demande un chouïa plus de travail de la part des joueurs et, du coup, elle prend plus de temps. La bonne nouvelle, c’est que ces démos confirment que le jeu est prêt et donc sortira bien à la rentrée.

Le reste du séjour a été placé sous le même thème japonais, avec pas mal de restaurants ou de tea-rooms japonais (autour de la rue Sainte-Anne, notamment), de boutiques d’objets japonais et de librairies de mangas. Je me suis livré à ma traditionnelle razzia sur le rayon « rock progressif » de chez Gibert Musique (qui a encore déménagé dans le magasin, mais qui est toujours aussi fourni) et on a fini avec beaucoup de mal au pieds. C’est la routine. On a au moins échappé en grande partie aux orages qui ont noyé des bouts du métro le dimanche soir.

Vous pouvez trouver, comme d’habitude, une petite galerie de photos sur Flickr, avec du cosplay, mais pas que.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Ah si j’avais su….et s’il avait fait moins chaud, on ne se serait donc pas croisé samedi. Un samedi aussi sous le signe du japon pour moi 😉
    Enfin bon, c’est sympa de lire cette exploration où tu as su vaincre les boss parisiens
    Didier A. (Iceman) Articles récents…Cinéma et BD : Fahrenheit 451 (1966 – 2010)My Profile

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