TesseracT: Odyssey

TesseracT: Odyssey

Alors que Polaris, le nouvel album studio du groupe de métal progressif britannique TesseracT, est sorti (je vous en parle bientôt), j’ai enfin pu mettre la main sur Odyssey, leur album live – sorti sous le titre Odyssey/Scala, Scala étant le titre du DVD qui va avec. Il reproduit assez fidèlement l’expérience en concert que j’ai pu avoir et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Disons les choses ainsi: il y a peu d’albums que j’idolâtre et Altered State est de ceux-là. J’attendais donc beaucoup de ce concert et, au final, j’ai été déçu. Quelque part, ça me rassure un peu de savoir que ce n’était pas le seul concert de Genève qui était comme ça. Mais juste un peu.

Sans aller jusqu’à dire que l’album est un ratage complet – il faudrait un degré d’incompétence surhumain pour arriver à un tel résultat avec le matériel à disposition – je ne trouve pas grand-chose qui m’y satisfasse.

Il y a d’abord le choix des morceaux: au lieu de jouer l’intégralité d’Altered State – ce qui serait logique, vu que c’est un concept album – le groupe a choisi d’y mélanger des extraits d’autres albums. L’interprétation, ensuite, n’est pas toujours au top, surtout pour ce qui est de la voix; je soupçonne que le changement de chanteur – Ashe O’Hara ayant été remplacé par Daniel Thompkins – y est pour quelque chose.

Et, enfin, la production ne m’a pas impressionnée, le souci principal étant que le côté « concert rugueux » s’accommode assez mal du style policé, limite chirurgical de TesseracT. De plus, je ne suis pas certain que compiler onze morceaux enregistrés lors d’autant de concerts différents était une bonne idée: l’album ressemble plus à une compilation qu’à un réel concert.

TesseracT n’est clairement pas le groupe live que j’avais fantasmé en écoutant leurs albums studios – ce qui, quelque part, en dit long sur ma vie sexuelle. Le groupe est de ceux qui sont meilleurs en studio que sur scène. Restent quelques beaux morceaux, qui surnagent au milieu de cet enregistrement décevant, notamment les trois parties de « Of Matter ».

J’ai donc du mal à recommander Odyssey, à part peut-être aux fans absolus de TesseracT, lesquels l’ont probablement déjà à triple exemplaire. Pour se faire une idée, il existe sur YouTube une version intégrale – et officielle – de Scala, je vous la pose du coup là:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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