The Algorithm: Brute Force

The Algorithm: Brute Force

Avec cette chronique, je commence un petit tout d’horizon de groupes que je vais voir à la fin de ce mois à Aarau pour un mini-festival prog, dont la tête d’affiche est Haken, mais qui inclut cinq autres groupes, dont The Algorithm, qui a sorti récemment un album intitulé Brute Force.

Je ne vous cacherai pas que l’appellation « prog » dans ce cas a de quoi dérouter: on est dans un registre quasi-électro, plus proche de Pendulum et de Danimal Cannon. Seulement Rémi Gallego, le Français qui se cache (fort mal) derrière The Algorithm, est un guitariste et ça change pas mal de choses.

Notamment, c’est un album qui a reçu un accueil plutôt enthousiaste chez les fans de metal. À l’écoute de ce Brute Force, ça se comprend: ce n’est pas de l’électro-tchic-boum pour soirées tuning. Ça poutre sévère sur dix pistes, sur une thématique informatique, et quarante-cinq minutes.

Les compositions ont beau être un peu répétitives, elles ont également leur lot de décrochages, de changements de rythme et de surprises – avec même un gros clin d’œil ironique aux tâcherons du genre qui pensent qu’il suffit d’un logiciel et d’un empilement de boucles pour faire le prochain succès en discothèque.

Ce qui frappe d’emblée dans Brute Force, c’est l’énergie que dégagent les morceaux. Entre la guitare agressive et la batterie pour adultes, il y a largement de quoi faire secouer les cervicales. Des pistes comme « boot », « floating point », « pointers », « shellcode » ou « rootkit » sont réellement impressionnantes et le reste de l’album est très cool – avec peut-être une réserve sur « deadlock », en collaboration avec Igorrr (qui a notamment joué avec Corpo-Mente).

Je recommande également le DLC Brute Force: Overclock – histoire de continuer dans la thématique informatique de l’album – qui offre quatre pistes supplémentaires également excellentes. C’est d’ailleurs par celui-ci que j’ai découvert Brute Force avant d’acheter l’album. Oui, je suis un gros malin…

Brute Force est un de ces albums qui, sans être dans mes styles habituels, m’a alpagué à l’enthousiasme. C’est devenu une de mes musiques préférées pour mes entraînements cardio – ce qui risque de me jouer des tours, vu l’énergie qu’il dégage.

Vous pouvez le trouver, ainsi que son DLC, sur Bandcamp. Perso, j’attends avec impatience de voir The Algorithm sur scène; de ce que j’ai vu sur quelques vidéos, ça va envoyer du neutronium!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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