The Dark Knight Rises

Chapitre final de la trilogie consacrée à Batman par le réalisateur Christopher Nolan, après Batman Begins et The Dark Knightc’est peu dire que The Dark Knight Rises était attendu. C’est une relecture modernisée et “réaliste” du personnage, dans un monde très noir, et qui commence d’ailleurs sur une séquence surprenante: un Bruce Wayne physiquement diminué, vivant en reclus depuis huit ans et qu’une série d’événements le visant personnellement va enfin faire sortir de sa retraite.

Question spectacle, c’est clairement de la belle ouvrage: malgré une longueur inhabituelle (deux heures quarante-cinq) et deux bières bues avant la séance, je suis resté scotché à mon siège tout du long. On en prend plein les yeux, plein les oreilles, sans jamais avoir l’impression d’être pris pour un imbécile. C’est à la sortie de la salle, quand vient le moment de la réflexion, que les choses se gâtent un peu.

D’abord, si le début et la fin sont assez brillants, le milieu du film souffre quand même d’une baisse de régime assez marquée – un peu à l’image du scénario, à vrai dire. Ensuite, on voit un peu trop Gotham de haut pour ne pas y reconnaître New York; on perd la dimension un peu “fantastique” de la ville de Batman Begins, avec ses lieux bizarres.

Mais je dirais que le plus gros problème du film, à l’inverse du précédent, est que le plan de Bane – le Grand Méchant de cet épisode – est beaucoup trop mégalo pour coller avec le ton de la série. En plus, le personnage en fait des tonnes dans son délire populiste et, même si on est quand même “pris” dans le film, dès que les lumières se rallument, c’est un sentiment d’incrédulité qui domine.

De mon point de vue, ce film n’est pas le meilleur de la trilogie. C’est peut-être le plus lisible, rapport au fait qu’il se déroule le plus souvent de jour (et que, de toute façon, l’action n’est pas tant sur Batman). Les habitués des séries y reconnaîtront Burn Gorman (Owen, dans Torchwood) et, plus brièvement, Christopher Judge (Teal’c dans Stargate), plus l’habituelle tripoté d’acteurs. Cela reste un film d’action de haute volée, surtout par rapport à l’habituelle tripotée des hollywooderies de l’été.

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9 réflexions au sujet de “The Dark Knight Rises”

  1. Je n’ai pas non plus aimé le gotham pas asses gotham et trop new-york, ni le discours de Bane puérilisant les mouvements comme les indignés ou anonymous (mais c’est toujours le défaut des film américains prônant le bon vieux modèle).. par contre, j’ai trouvé un batman charismatique (alors que dans les épisodes précédents je lui trouvais la présence d’une huitre morte) et une catwoman moins kitsch et plus réaliste ! donc dans l’ensemble j’ai trouvé ça honnête, et plus ça va plus j’apprécie les films “justes” honnêtes….

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  2. Vu hier. J’avais lu ton article avant, et je plussoie la plupart des choses que tu dis et le commentaire de lutiniel. Quand Nolan dit qu’il fait le Prestige entre deux Batman pour se changer les idées, on regrette la logique d’Hollywood et des licences. Ce que j’ai trouvé, outre que le réalisateur avait livré une copie en deça des deux précédentes, c’était qu’il avait surtout essayé de faire un film tout public, le côté super héros et DC est vraiment mis à l’écart pour raconter des histoires entre des hommes. Ce qui nous vaut la plupart des longueurs du milieu de films, amha.
    L’autre point auquel j’ai pensé après avoir lu ton article et ensuite vu le film, c’est l’importance de l’attente qu’on a d’un film. Je m’attendais à au moins aussi bien que l’opus précédent ou le prestige, et je m’attendais à être déçu. Ce package d’attentes m’a empêché en partie de rentrer vraiment dans le film. A contrario, j’allais facilement passer à côté du reboot de Spiderman, que je prenais à la bande annonce pour une resucée hollywoodienne sans intérêt, et j’ai pris une méga claque, en immersion dans le film chaque minute du film. Ca ne retire rien au Batman ou à Nolan, mais avec des attentes différentes, j’aurais apprécié différemment ces deux films.
    Sinon, Bale est toujours extraordinaire, la catwoman intéressante et Marion “A quoi ca sert de s’appeler Marion Cotillard” Cotillard toujours limitée dans son jeu d’actrice.

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