The Expanse

The Expanse

Le système solaire, quelques décennies dans le futur: la Terre, Mars et les “Belters” – qui habitent les stations spatiales et astéroïdales – se regardent en chien de fusil et il ne faudrait pas grand-chose pour que la situation parte en vrille.

Pas grand-chose, genre un vaisseau qui disparaît, un faux signal de détresse et une riche héritière rebelle. Bienvenue dans le monde de The Expanse!

The Expanse est une série américano-canadienne de dix épisodes, qui donne dans la science-fiction tendance hard-science – j’ai dit “tendance”, hein? venez pas me gonadoclaster avec des questions de réalisme. Elle est basée sur une série de bouquin éponymes, que je n’ai pas lus, signés James S. A. Corey.

On y suit, en parallèle, un flic de la station Ceres, une diplomate terrienne et l’équipage d’un petit vaisseau qui tente de survivre avec la moitié des mondes habités qui veut sa peau (et l’autre moitié qui l’idolâtre, mais c’est un détail).

Tout ce petit monde se retrouve au milieu d’une béchamel socio-politique qui se double d’un plan foireux d’une corpo sans scrupule, qui profite du bordel ambiant pour faire de l’expérience interdite.

Dans l’absolu, j’ai beaucoup aimé The Expanse, pour une raison principale: son immersion. La série ne bénéficie peut-être pas d’un budget hollywoodien – certaines scènes dans l’espace fleurent bon les CGI milieu de gamme – mais on s’y croit.

Il y a une attention particulière portée aux détails. Les stations spatiales sont surpeuplées et crasseuses, les vaisseaux sont souvent des tas de boue rouillés – oui, c’est pas facile pour de la boue, sauf si elle est ferrugineuse – et les personnages s’expriment dans un sabir d’anglais et de créole local.

Le défaut, c’est qu’il n’est pas forcément évident de rentrer dans l’histoire. On est immédiatement plongé in media res et, qui plus est, sur un personnage certes central, mais qu’on ne reverra pas avant beaucoup d’épisodes.

Mais ce n’est pas très important, au final. The Expanse est une série de science-fiction rare pour son univers crédible et son histoire bien tordue. Par contre, ne vous attendez pas à un côté léger façon Killjoys, c’est plutôt sombre, même s’il y a des échanges rigolos.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. gael dit :

    J’avais lu le livre il y a quelque temps et c’est vrai que la série est à la hauteur, même si elle fait beaucoup trainer l’action par rapport au scénario sur papier.

    Peut-être qu’un jour la série dépassera le livre, comme pour Game of Thrones, car après tout l’auteur James S. A. Corey est un pseudonyme pour deux hommes, dont l’un a été l’assistant de George R. R. Martin pendant plusieurs années.

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