The Lens: Regeneration

Il y a des albums qui, sans prévenir, vous tape dans l’oreille. Exemple dans le cas présent: Regeneration, de The Lens. J’y retrouve des éléments floydiens, mélangés à du rock électronique à la Tangerine Dream (ou God Is An Astronaut), des éléments plus modernes comme la drum’n’bass de Pendulum et enfin du rock progressif plus classique.

Et c’est là qu’en fouillant un peu, je découvre que The Lens est un projet solo de Michael Holmes, membre fondateur du groupe IQ, et même que The Lens est le nom originel de IQ, fondé à la fin des années 1970. Et là, tout s’éclaire.

En fait, non, pas vraiment: Mike Holmes est le guitariste d’IQ et The Lens est un projet qui contient du clavier, du clavier et encore du clavier. Bon, pas que, mais l’accent n’est pas vraiment mis sur les gros riffs qui tachent. Et la musique de The Lens n’a qu’un rapport très lointain avec ce qu’a fait IQ depuis.

Rapport proche, lointain ou inexistant, on s’en fout un peu: c’est pour l’anecdote. L’important, c’est la musique et, dans le cas de The Lens, si on aime la musique instrumentale avec les inspirations précitées, c’est vraiment du tout bon: de longs morceaux bien complexes, porteurs d’ambiance très science-fiction, des extraits des missions Apollo (sur le très floydien “Choosing a Farmer (part 3)”).

Personnellement, les grandes envolées saxophonistes, ce n’est pas ce que je préfère dans Pink Floyd, c’est pourquoi la suite de l’album m’intéresse plus, à commencer par “To The Power of Five“, qui oscille – comme un peu tout l’album – entre rock électronique et néo-prog. Ça n’empêche pas quelques sorties surprenantes, comme le très drum’n’bass “Dreams”.

Ça me rappelle un peu à un album peu connu (et découvert par hasard par un copain qui bossait au studio d’enregistrement genevois) de Steve Howe et Paul Sutin, Voyagers, qui sonne un peu comme ça. Ou Mike Oldfield, aussi.

Regeneration est un album qui vient de loin, qui a beaucoup voyagé et amassé beaucoup d’influences diverses mais, finalement, assez homogènes. Question originalité, ce n’est pas l’album du siècle, mais ce n’est pas bien grave: l’ensemble est très plaisant et, au final, c’est l’essentiel.

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