The Man from U.N.C.L.E.

The Man from U.N.C.L.E.

Qui dit voyage en avion, dit occasion de voir des films que j’avais soit raté à leur sortie, soit qui n’étaient pas sortis du tout. Il me semble que ce The Man from U.N.C.L.E rentre dans la seconde catégorie, mais, ayant repéré la bande-annonce il y a quelques temps, j’ai profité de l’aubaine – en l’occurrence, dix heures de vol au-dessus de l’Afrique.

The Man from U.N.C.L.E, c’est le nom original de la série connue en France sous le titre – ridicule, comme d’habitude – de Des agents très spéciaux. Oui, les traducteurs aussi sont très spéciaux, mais passons: c’étaient les années 1960, y’a prescription.

Et, en parlant des années 1960, on est en plein dedans: après un générique animé de grande tenue, on se retrouve directement à Checkpoint Charlie, où l’agent américain Napoleon Solo doit aller sortir une jeune – et jolie – mécanicienne allemande de Berlin-Est. Il tombe sur un os – enfin, plutôt beaucoup d’os accompagnés par encore plus de muscles, le tout ayant pour nom Ilya Kuriakin, du KGB.

La blague est que, dès la scène suivante, les deux agents sont contraints de faire équipe pour tenter de récupérer un scientifique – et accessoirement père de la jeune fille – dont les découvertes pourraient mener à un échange nucléaire généralisé. Je simplifie un peu, mais pas beaucoup: le scénario ne s’embarrasse pas beaucoup de subtilité.

Habituellement, je ne suis pas un grand fan des pastiches, mais j’ai trouvé celui-ci, réalisé par Guy « Sherlock Holmes » Ritchie, très réjouissant. D’abord, parce qu’on a une reconstitution des années 1960 que j’ai trouvée très réussie, avec son traitement de l’image « d’époque ». Visuellement, c’est très chouette.

Ensuite, parce que ce genre de galipettes post-pulp, mélangeant action et humour est un truc qui m’amuse toujours beaucoup. Les personnages sont bien campés, avec ce qu’il faut de caractérisation et de caricature pour à la fois toucher le cœur du pastiche et le dépasser par une relecture contemporaine des codes du genre.

Je suis moins enthousiaste avec certaines scènes d’action, difficilement lisibles. Le pire étant sans doute la poursuite automobile finale, qui combine les tares du tournage « caméra sur l’épaule » (ou « GoPro mal stabilisée »), du montage pour épileptique et de l’écran séparé en plusieurs zones. Ça pique les yeux de l’intérieur.

Après, il ne faut pas aller chercher autre chose dans The Man from U.N.C.L.E autre chose qu’un sympathique film d’action dans un faux style sixties: c’est sympa, ça remue bien, ça fait souvent rire, mais ça ne réinventera pas l’équivalent philosophique du fil à couper le beurre.

Si le style vous plaît, je vous recommande cependant le visionnage de ce film. Y’a plein d’idées de mise en scène à piocher, surtout si on est du genre rôliste vicieux qui aime bien expliquer les choses à posteriori.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Frédéric dit :

    J’aimais bien cette petite série d’espionnage qui se prenait moins aux sérieux que « mission impossible ». Cela fait d’ailleurs des années qu’elle n’est plus repasser sur les chaînes françaises. Pas assez d’audience à l’époque ?

  2. Greg Pogor dit :

    Pareil tout pareil sur toute la ligne, avec un gros <3 pour l'humour gras "subtilement" dissimulé.

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