The Massive, tome 5

The Massive, tome 5

Il y a quelques années, je vous avais parlé de la BD américaine signée Brian Wood, The Massive, une sorte de post-apo climatique qui suivait les membres de Ninth Wave, une organisation environnementale, à la recherche de leur vaisseau-amiral dans un monde ravagé par les changements climatiques.

J’avais bien aimé le contexte et l’idée de départ, mais j’avais fini par quelque peu décrocher, la faute à une intrigue qui s’égare un peu en route dans des considérations un peu absconses sur les personnages et à un dessin (de Garry Brown) qui, parfois, virait à l’amas de traits en vrac.

Si j’ai acheté ce cinquième tome, intitulé Ragnarok, c’est principalement parce que c’est le dernier. J’avais envie de voir comment se concluait cette histoire bizarre aux confins du post-apo et fantastique, ce dernier élément étant surtout personnifié par Mary, un des membres de Ninth Wave.

Je n’ai pas été déçu. La principale caractéristique de ce dernier tome – comme son nom l’indique – c’est qu’il pose que les événements de la catastrophe qui a mené aux bouleversements climatiques n’était que le prélude à une symphonie de destructions majeures. Il répond enfin à la question du titre: qu’est-il advenu du Massive et qu’est-ce qui se cache à bord?

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il transcende le reste, mais j’ai retrouvé dans ce cinquième tome un peu du sense of wonder qui m’avait enthousiasmé dans le premier. C’est une double histoire de mort, de rédemption et de résurrection – ou de renaissance qui conclut un voyage qui s’avérait être plus apo que post-apo.

Il est rare d’avoir une histoire qui se déroule pendant la fin du monde et The Massive parvient bien à transmettre cette impression d’un monde qui part complètement en vrille. Et, surtout, pour des raisons qui resteront à jamais mystérieuses.

Et, quelque part, au vu de ce que nous réserve notre avenir, j’ai l’impression que, dans cinquante ans, les survivants pourraient bien la lire avec un sourire, en méditant sur notre optimisme.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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