The Orville, saison 2

The Orville, saison 2

Et c’est parti pour une deuxième saison de la série de science-fiction la plus improbable de la décennie, avec son vaisseau spatial en forme de siège de toilettes (ou de décapsuleur) et son équipage semi-dysfonctionnel – j’ai nommé The Orville!

The Orville, c’est ce qui arrive quand on confie une série de SF bien proprette, genre la série originale Star Trek, à un auteur spécialiste de l’humour pour collégien bourré.

Dit comme ça, ça pourrait faire franchement peur – le premier épisode tourne d’ailleurs autour de la cérémonie annuelle d’urinage d’un des officiers du vaisseau – mais ça fonctionne plutôt bien.

On a donc un vaisseau d’exploration d’une utopique Union planétaire, qui explore la galaxie et porte secours aux peuples en détresse. Jusque là, tout va bien.

Le souci, c’est que son équipage ne sont pas exactement des modèles sociaux: le capitaine Ed Mercer (Seth MacFarlane, également auteur) et son second, la commandante Kelly Grayson (Adrianne Palicki), ont du mal à se remettre de leur divorce.

Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls à bord à avoir des problèmes de couple, ce qui provoque des désagréments inhabituels dans ce genre de série, comme une addiction au porno (qui s’accompagne d’un vérolage en règle de l’ordinateur de bord, au pire moment).

La dissonance permanente entre le côté « SF utopique et propre sur elle » et les thématiques pour sitcom, parfois trash, demande une certaine adaptation. Mais je pars du principe que si vous êtes intéressés par cette deuxième saison, c’est que vous avez sans doute vu la première. Donc, vous devriez avoir l’habitude.

Il faut reconnaître que, d’une part, cette dissonance donne lieu à des décalages souvent savoureux et, d’autre part, l’écriture me semble s’être quelque peu affinée dans cette deuxième saison. Et puis les acteurs semblent être plus à l’aise dans leurs personnages, ce qui les rend plus crédibles.

Car, quelque part, l’intérêt de The Orville ne réside pas tant dans les aventures, qui donnent le plus souvent dans des créneaux volontairement archétypiques. C’est surtout les personnages et leur côté très humain – même les non-humains – qui les rend attachants.

Cela dit, le show n’hésite pas à balancer des thématiques plutôt adultes, comme les épisodes qui tournent autour du peuple moclan et son attitude envers les rares femelles de l’espèce.

Cette saison balance également des retournements de situation pas piqués des hannetons, en plus d’une fin de saison à base de voyage dans le temps et de passage en mode full-Star Wars.

Je soupçonne que The Orville n’est pas une série pour tout le monde. Comme mentionné, la dissonance thématique peut surprendre: c’est soit du Star Trek avec des blagues de cul, soit du Family Man dans l’espace avec des gros bouts sérieux. Mais à mon avis, il vaut la peine de s’accrocher.

Et puis, comme je le disais plus haut: c’est la deuxième saison. Il y a de bonnes chances qu’avant celle-ci, vous aviez vu la première et, donc, que vous ne soyiez plus surpris.

Bonus: le trailer du film

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