The Sacred Truth: Reflections of Tragedy II – The Final Confession

Le métal progressif est un genre qui a toujours des problèmes d’addiction à la Jmeladonne et le groupe australien The Sacred Truth est là pour le confirmer. Pas que son dernier album, Reflections of Tragedy II – The Final Confession soit mauvais, mais il donne l’impression d’avoir les yeux plus gros que le ventre. À commencer par l’amour des titres à rallonge, sans parler du descriptif sur le site qui fait un peu peur – mais pas pour les bonnes raisons.

Reflections of Tragedy II (je vous fais grâce du reste) est un concept album, une histoire classique de descente aux enfers d’un personnages aux affres avec la dépression et la perte de sa foi. Musicalement, on est dans le domaine du métal progressif le plus classique qui soit: un soupçon de Queensrÿche, deux doigts de Fates Warning, quelques bribes de Dream Theater, un chouïa de growl à la Opeth et, pour le reste, une musique qui emprunte plus à la New Wave of British Heavy Metal de nos grands-mères (Iron Maiden en tête) qu’à quoi que ce soit de très moderne.

Ce qui ne veut pas dire que l’album soit exempt de morceaux intéressants: l’intro “The Confessional Overture” laisse présager plein de bonnes choses, “Morning Sun” est un morceau bien torturé comme il faut. “Retribution” est classique, mais bien foutu, ainsi que “Angels” dans un tout autre registre. Les musiciens sont compétents et, à part quelques fautes de goût (du growl pas spécialement bien assumé, par exemple sur “God’s Will”), le chanteur tient la route.

Mon problème avec The Sacred Truth est le même qu’avec une grande partie de la production métal progressif contemporaine: je suis quelqu’un d’exigeant et des qualificatifs comme “compétent” et “qui tient la route” ne me satisfont pas vraiment. J’attends de mes groupes préférés de l’excellence – et pas seulement dans les communiqués de presse – et, à cette aune, les Australiens ne font pas encore partie du club.

Cela dit, les moins chieurs d’entre vous trouveront peut-être leur bonheur dans ce Reflections of Tragedy II. Pour ma part, je dirais “pas mal mais peut mieux faire”; y’a de la matière, reste à l’utiliser pour explorer des pistes moins fréquentées.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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