The Samurai of Prog: Toki no Kaze

The Samurai of Prog: Toki no Kaze

Du rock progressif, une pochette steampunk, un album qui se veut un hommage à l’œuvre du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki, Toki no Kaze du groupe The Samurai of Prog a, sur le papier, tout pour me plaire. En vrai, c’est un peu plus compliqué.

The Samurai of Prog, c’est le projet de Marco Bernard, un musicien italien, installé en Finlande et fondu de rock progressif au point de participer à des fanzines, à des groupes de reprises et plein d’autres projets du même genre, jusqu’à fonder celui-ci.

Pour ce faire, il a invité le guitariste américain Steve Unruh et le batteur finlandais Kimmo Pörsti – et plein d’autres, mais c’est ce trio qui est au cœur du projet. On est clairement dans un rétro-prog, un style qui rappelle le prog des seventies, mais revisité.

Avec une telle profession de foi, le fait que Toki no Kaze compte la bagatelle de douze compositions pour une durée totale d’une heure quinze n’est pas vraiment une surprise. Si aucun morceau ne dépasse les dix minutes, il y en a quand même sept qui atteignent ou dépassent les six minutes.

Rétro-prog, donc. Genre qui me rend quelque peu méfiant, ne serait-ce que pour son côté oxymorique. Dans le cas présent, The Samurai of Prog sait se montrer plutôt convaincant dans un style qui rappelle par moments Genesis, ELP, ou Jethro Tull.

Il y a, dans Toki no Kaze, des plages instrumentales de toute beauté, des envolées qui parviennent à conjurer l’esprit des plus belles années du rock progressif symphonique de l’Âge d’Or.

Je citerais le trio d’ouverture « A Tear in the Sunset » / « Fair Play » / « Zéro », ainsi que « Au Contraire » (qui rappelle également les musiques de Joe Hisaishi). On a même des pistes qui flirtent avec la musique de UK, comme « Bicycle Ride » (ou les morceaux chantés « The Spirits Around Us » et « Think Green »).

Je suis beaucoup moins enthousiaste sur les parties chantées. Je les trouve nettement moins réussies. Elles sont heureusement moins nombreuses que les parties instrumentales et elles apportent une respiration bienvenue dans l’ensemble. Ce n’est pas qu’elles soient ratées, mais je les trouve plus plan-pan, moins prog. Limite pop japonaise…

Au final, Toki no Kaze est un peu inégal à mon oreille, avec des parties instrumentales brillantes et des parties chantées moins inspirées. C’est tout de même un album bien sympathique, qui évite pas mal des écueils du rétro-prog. Je soupçonne que si on cherche de la nouveauté, on risque la déception, mais les amateurs de prog seventies pas trop snobs devraient y trouver leur compte.

Bonus: une vidéo officielle avec des extraits de Toki no Kaze:

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