The Secret World Chronicle: Worlds Divided

The Secret World Chronicle, book two: “Worlds Divided”

Il m’a fallu un petit moment avant de me décider, mais j’ai fini par craquer et acheter les trois autres tomes de la série The Secret World Chronicle, à commencer par le deuxième tome, Worlds Divided. Je me suis dit qu’un monde contemporain avec des super-héros, ça pourrait avoir un intérêt commun avec un projet sur lequel je travaille

The Secret World Chronicle, c’est un feuilleton publié en podcasts, conçu à l’origine autour du jeu City of Heroes. Mercedes Lackey en est la principale instigatrice, mais elle est loin d’être la seule à en écrire les histoires. Il y a des super-héros (appelés “métas”), il y a des méchants Nazis de l’espace, il y a un milliardaire mégalomane et une cité secrète de scientifiques; pour faire plus pulp, il faudrait des zeppelins et des dinosaures – mais je n’ai pas encore tout lu, ça pourrait venir.

Si le premier tome parlait surtout de l’attaque initiale des “Thuliens” – les Nazis de l’espace venant d’un endroit connu sous le nom de Ultima Thulé – ce volume se concentre surtout sur l’après. Echo, l’organisation internationale fondée par Nikola Tesla pour aider les métas, a été une des premières cibles des Thuliens et peine à se remettre de l’attaque. Ça ne va pas s’arranger.

Dans le même temps, on voit apparaître la figure de Dominic Verdigris, multimilliardaire sociopathe qui est prêt à tout pour échapper au sort funeste que lui réservent les Thuliens, même s’il doit sacrifier toute la planète pour cela. Pour ne rien arranger, il y a Blacksnake, une organisation mercenaire qui engage aussi des métas, mais qui a une approche un chouïa moins éthique. Genre, “pas de témoins”.

Dans le bazar, les seuls qui arrivent à tirer leur épingle du jeu, ce sont les héros russes désignés sous le nom de CCCP et qui opèrent à Atlanta. Mélange de survivants de la Seconde Guerre mondiale et de jeunes chiens fous tellement ingérables que Moscou n’en veut plus, ils arrivent à se créer une base d’opération par un mélange de bricolages ignobles et d’entêtement pur et simple.

Et puis il y a les héros: plusieurs équipes de superhéros qui commencent à travailler sous l’égide d’une technomage recluse Victoria Victrix Nagy, avec l’aide d’une entité surnaturelle, Seraphym, et d’un ancien super-soldat du nom de John Murdock, qui travaille avec les Russes. Ces trois personnages, ainsi que la paramédic de combat Bella Blue ou l’ancien criminel Red Djinni forment l’ossature des histoires de ce tome.

Dit comme ça, c’est le bordel. Bon, après lecture, aussi, mais ça commence un peu à se décanter. J’avoue que je n’ai toujours pas compris pourquoi certains bouts du premier tome parlaient d’événements qui se déroulaient après le deuxième

The Secret World Chronicle, c’est du pulp assumé. Des histoires de superhéros contre des menaces invraisemblables, avec plein de retournements de situation, de la trahison en pagaille, des morceaux de bravoure – combats homériques contre des gangs de pillards ou contre les Thuliens, voire les deux, infiltrations de bases ennemies (ou alliées), etc.

Il faut cependant accepter de se laisser porter par l’histoire. C’est parfois passablement ridicule et ce tome-ci est très américano-centré. À croire que rien ne se passe ailleurs qu’aux USA – à part un court intermède à Bombay. Et l’illustration de couverture est mochissime, mais bon, c’est du Baen Books.

Ceci mis à part, c’est quand même de l’inspi en barre pour les rôlistes qui veulent faire du superhéros qui poutre et qui réfléchit. Qui poutre, parce que les méchants d’en face, c’est du sérieux (ingénierie allemande, toussa), et qui réfléchit aussi, parce qu’entre les manipulations de Verdigris et les mystères qui entourent les Thuliens, il y a de quoi faire.

Et puis ça se lit bien, c’est pas cher et, en version électronique, sans verrous numériques; que demander de plus?

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