The Vision Bleak: The Unknown

The Vision Bleak: The Unknown

J’avoue: si je me suis intéressé à The Unknown, le dernier album du duo allemand connu sous le nom de The Vision Bleak, c’est via une chronique de Angry Metal Guy qui me promettait du metal gothique à la Moonspell. Selon l’expression consacrée, il y en a aussi.

Actif depuis une dizaine d’année, The Vision Bleak définit son style comme du « horror metal » et c’est vrai que ça colle assez bien à l’ambiance plombée et au côté théâtral. On peut aussi le comparer à une version metal du rock gothique des années nonante, avec un soupçon de prog.

The Unknown, c’est neuf pistes pour quarante-neuf minutes, avec pas mal de morceaux qui flirtent ou dépassent les six minutes. Donc pas trop long, mais un peu quand même, le temps de poser l’ambiance, mais sans gaver l’auditeur.

J’aime beaucoup. Sans surprise: c’est quand même un mix entre plein de trucs que j’aimais bien quand j’étais plus jeune et que je n’ai jamais renié depuis. Ce n’est d’ailleurs pas le premier album de type « Sisters of Metal » dont je vous cause ces derniers temps, mais celui-ci est particulièrement bien foutu.

Il contient le bon mélange de gros metal qui poutre, de rock crasseux et de théâtralité gothique, un peu comme si The Cult, les Sisters of Mercy, Fields of the Nephilim, Wall of Voodoo et Bathory avaient été fusionnés dans un creuset d’alchimiste.

Je recommande particulièrement des pistes comme « From Wolf to Peacock », l’exceptionnel « Into the Unknown » façon Wall of Voodoo (je l’aime tellement que je vous mets la vidéo en prime, en plus de l’insert Bandcamp), « Ancient Heart » ou « Who May Oppose Me? ».

Pour les – rares – rôlistes qui lisent encore mes chroniques musicales, c’est un album qui a un sérieux côté cthulhien – bon, pas au niveau de The Great Old Ones, plus dans un style old-skool, avec des wendigos.

Rappel: j’aime beaucoup cet album. Si vous aimez le gothique – le vrai, celui avec des voix graves et des décors post-industriels en noir et blanc –, le metal et les belles mélodies, The Unkwown est un album à ne pas rater. En plus, il est à pas cher ($7) sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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