The Watch: Tracks from the Alps

Le groupe italien The Watch est surtout connu pour être un cover-band, c’est-à-dire un groupe qui joue des reprises, dans le cas présent du Genesis période Peter Gabriel. Leur dernier album Tracks from the Alps, sorti il y a peu, prouve qu’ils font aussi des reprises de morceaux de Genesis qui n’existent pas (bon, dans le cas présent, il y en a une sur cet album qui existe).

Ce n’est pas la première fois que je vous en parle et, à chaque fois, la question se pose: est-ce une forme de génie ou du plagiat pur et simple? Je vous l’accorde, c’est une question à la con: tous les artistes copient. Dans le cas de The Watch, je leur laisse volontiers le bénéfice du doute: leurs morceaux réussissent souvent l’exploit d’être plus Genesis que Genesis.

Au reste, avec Tracks from the Alps, vous n’aurez pas trop le temps de vous ennuyer: sept petits tours, à peine trente-huit minutes, et puis s’en vont. Du coup, les pistes (de ski) sont du genre courtes, pas trop le style progressif alambiqué de quinze minutes avec sept changements de tableaux. Ce qui n’empêche des choses vraiment excellentes, comme « The Cheating Mountains ».

Pour le reste, c’est du classique et du classique: classique au niveau du matériau d’origine et classique au niveau du traitement. Sonorités d’époque – y compris la voix, gabrielienne en diable –, compositions dans l’esprit du glorieux modèle; seule une production au taquet, ultra-propre, laisse un indice que l’album n’a pas été enregistré sur un radio-cassettes soviétique. Ce qui est plutôt une bonne chose.

Pour ce qui est de la conclusion, même motif, même punition: si vous aimez Genesis et que le rétro-prog ne vous dérange pas, on ne fait pas beaucoup mieux que The Watch dans le genre (à part peut-être dans le domaine de la pochette, celle-ci étant quand même spectaculairement moche). Si vous êtes à la recherche d’un grand souffle d’originalité, passez votre chemin: ces Alpes-ci sont plus piège à touriste que nature sauvage.

Pas d’extrait dans un format légal et/ou utilisable, mais il y a une piste, « The Devil’s Bridge », sur la page Facebook du groupe.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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