This Misery Garden: Cornerstone

J’attendais Cornerstone, premier album du groupe suisse (et même genevois) This Misery Garden, depuis que mon crémier habituel me l’ait chaudement recommandé et que le groupe fasse la première partie de Moonspell à Lausanne (avec Insomnium). Mais j’avoue être un peu déçu; je me suis auto-moubourré…

This Misery Garden  distille un métal atmosphérique sombre, du genre que l’on qualifie souvent de doom pour d’assez bonnes raisons: rythmique lente et lourde, chant guttural invoquant des choses peu réjouissantes. Paye tes antidépresseurs!

De façon générale, les douze pistes et cinquante-trois minutes de l’album donnent assez vite une impression d’uniformité un peu gênante; il y a quelques morceaux qui sortent du lot, comme « Rope » ou « Crowded Hallway », qui frôlent le progressif, mais ils sont plutôt rares. On trouve aussi un petit côté toolien dans des pistes comme « The First Man ».

C’est un peu dommage, parce qu’on se rend quand même assez vite compte que This Misery Garden a un gros potentiel: les musiciens sont plus que compétents et certaines touches laissent entrevoir d’excellentes idées musicales, mais l’ensemble est ici trop convenu pour susciter un intérêt franc et massif. Ce qui ne gâche rien, la couverture du CD est splendide et la production de très haut niveau.

Bref, le plumage est plus impressionnant que le ramage, ce qui est un peu dommage. Néanmoins, il faut se rappeler que Cornerstone est un premier album pour This Misery Garden; comme début, on a connu bien pire.

Je dirais donc, en conclusion, que This Misery Garden est un groupe à suivre; Cornerstone pourrait bien, comme son l’indique, être la fondation d’un édifice impressionnant, même si, en l’état, il est un peu trop plan-plan. C’est bien, mais j’aurais espéré mieux; je sais, je suis chiant.

L’album est disponible sur Bandcamp pour un prix raisonnable; vous pouvez également vous faire une idée en l’écoutant intégralement, ou regarder la vidéo officielle de « Siamese Again »ci-dessous.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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