Tigres Volants: Écriture en roue libre

« Au commencement, il y avait une île. Après, il y a eu un starport, mais les choses sont un peu plus compliquées que cela. OK, mauvais exemple : les choses sont toujours plus compliquées, surtout quand on doit gérer dix mille ans d’histoire, avec des Eyldar, des Atlani et des Siyani. Ah, et maintenant, de Terriens. Ne pas oublier les Terriens : d’abord, parce que ça les vexe, mais surtout parce que, pour donner des coups de pieds dans la fourmilière, ils sont très forts. »

Ainsi commence un texte que je me suis soudainement mis à écrire vendredi, dans le train entre Bruxelles et Marloie (un peu avant de prendre une gamelle, mais ça n’a aucun rapport). À l’origine, il y avait ce rêve de starport dont je vous avais déjà parlé, mais on va dire que c’est de la faute d’Éric Nieudan.

D’abord, parce que lui, c’est un Vrai Auteur et en plus parce que la veille, il avait posté sur Google+ une photo d’un coin particulièrement délabré de l’aéroport de Dublin qui, par une série d’associations d’idées, m’avait ramené à cette histoire de starport. Bon, il y a le fait que, comme la plupart des auteurs de jeu de rôle, j’ai des ambitions d’écrivain (ce qui est plus élégant que de parler d’écrivain raté; et puis je serais raté si j’avais essayé), surtout depuis mon retour de Bagneux.

Donc, paf! J’écris. Par contre, c’est du pur bac à sable: je me suis mis à balancer du texte sans trop prendre de temps poser les idées, juste pour voir où ça m’emmène. Je n’ai même pas d’idées préconçues d’où ça peut m’emmener: c’est une histoire à base de navette égarée, de plans foireux avec le classique agent de sécurité local qui doit faire équipe avec un agent highlander un peu naïf, le tout sur une planète – Irrwisch – partagée entre une nation hors-Cepmes et la FEF.

Le plus gros du texte a été écrit pendant les temps morts des Anthinoises et, surtout, dans le train entre la belgique et mes pénates. Je pense le terminer d’ici un jour ou deux, après il sera temps de le mettre en ligne, juste parce que, et de réfléchir à en faire quelque chose de plus sexy et, surtout, de plus lisible. Mais, pour le moment, l’exercice m’amuse pas mal.

Et si, plus tard, l’univers de Tigres Volants pouvait se décliner en vrai-livres-qui-se-vendent (même un petit peu), je ne m’en plaindrais pas.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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7 réponses

  1. François dit :

    Une histoire qui contient un startport ne peut pas être complètement mauvaise. 😉

  2. Eric Nieudan dit :

    Yes! Bienvenue parmi les Vrais-Auteurs-qui-galèrent-pour-devenir-de-Vrais-Auteurs 😉

    L’écriture en roue libre, dans mon expérience, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Tant que tu sors du texte, en tout cas. Le risque est de se retrouver bloqué dans son intrigue. Si ça t’arrive, ne fais pas comme moi : surtout ne réfléchis pas trop longtemps aux tenants et aux aboutissants du truc, tu risquerais de t’enliser.

    La meilleur manière de s’en sortir, c’est de passer à la scène suivante. Ou à la suivante. Quitte à écrire « Cinq ans plus tard… » comme Doctorow 🙂

    (Et la photo n’était pas publique, je l’ai repostée ici si tu veux mettre le lien à jour : https://plus.google.com/112928858730524882505/posts/6j6Xwkrduer?hl=fr)

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