Tigres Volants : Le prix du jeu

Après moult déboires, j’en enfin réussi hier à boucler Maudits par la Dame de fer, le nouveau supplément Tigres Volants. Ça impliquait, entre autres choses, de trouver un imprimeur capable de faire le travail à un prix décent — c’est-à-dire coûtant moins cher que le prix de vente. Vous allez rire: ce n’est pas évident.

Le problème principal du jeu de rôle, de façon générale, c’est que c’est un média qui, d’une part, n’intéresse qu’un public réduit et, d’autre part, coûte abominablement cher à produire. L’un sans l’autre ne serait pas un gros problème; les deux ensemble sont un casse-tête majeur.

Pour poser des chiffres, dans le cas de ce supplément, j’ai déjà passablement réduit la voilure en ce qui concerne les illustrations: quatre pleines pages (ou équivalent), plus la couverture. Ça représente quand même un budget de 700 euros — et encore, je paye plutôt mal, par rapport aux tarifs en vigueur. Et encore: je n’ai pas à payer d’auteurs sur ce supplément (j’ai écrit une grande partie des textes moi-même et Antoine a fourni un synopsis de scénario gratis pro bono), parce qu’autrement, ça signifierait encore 40 euros pour 10 000 caractères, soit 400-500 euros pour un supplément de 32 pages comme celui-là. Idem pour la mise en page, que je fais moi-même, comme un grand.

Rajoutez à cela les frais d’impression, de l’ordre de 4 euros l’exemplaire pour 50 exemplaires tirés en numérique et vous comprendrez qu’on est plus dans le domaine du mécénat que de l’entreprise profitable. Certes, je compte vendre plus que cette petite quantité, uniquement imprimée pour avoir des exemplaires à montrer sur le stand, à la GenCon 2008, mais quand même. L’expérience prouve qu’en l’état, l’impression à la demande via Lulu n’est pas non plus la solution.

En résumé, tirage faible et frais de production élevés. Il va falloir tôt ou tard s’attaquer à ce casse-tête. Une méthode serait de regrouper les suppléments de 32 pages trois par trois en un supplément de 96 pages, potentiellement plus facile à rentabiliser. Il faudra également que je réduise encore les illustrations, voire le coût d’icelles. Ça ne m’enthousiasme pas.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :