Totorro: Come to Mexico

Totorro: Come to Mexico

Avant toute chose, soyons clair: l’album Come to Mexico de Totorro n’a pas grand-chose à voir avec le Mexique et à peu près rien avec le dessin animé Ghibli du même nom. Je sais, c’est un peu décevant, mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas inintéressant, non plus.

Recommandé par Totoromoon (bien évidemment) et son blog post-rock, Totorro est un groupe français dont le rock instrumental montre une facette peu courante en post-rock: le côté festif, limite joyeux. Dans un genre qui donne plus dans le doom and gloom, ça détonne.

Avec onze pistes et un peu plus de quarante-cinq minutes, Come to Mexico est un album court, aux morceaux calibrés courts – à part « 100% Repos », qui dépasse les huit minutes, les autres tournent autour de trois ou quatre minutes.

En parlant des pistes, Totorro a bien pris soin de leur donner des noms bien surréalistes, comme « Saveur Cheveux » ou « Tomate Polisson ». Fondamentalement, l’adjectif « surréaliste » s’accorde plutôt bien avec Come to Mexico.

Rien que le fait d’entendre des compositions ultra-positives arrangées avec des passages de pur post-rock, notamment sur « Tomate Polisson » ou « Gérard Blast », ça vaut le détour! S’il y a un petit côté pop à l’ensemble, ça n’en est pas vraiment, de la même manière que ce n’est plus exactement du post-rock non plus. Ce n’est probablement pas du « post-pop » non plu; ça m’étonnerait que ça n’existe pas déjà pour désigner autre chose.

Bon, étant personnellement du genre à préférer la variante « traditionnelle » du post-rock, avec ses pistes kilométriques et ses ambiances « road-movie dans une friche industrielle au crépuscule » – que l’on retrouve d’ailleurs un peu dans « 100% Repos » – je dois avouer que Come to Mexico m’apparaît certes comme sympa, mais aussi comme un poil anecdotique.

Je ne suis pas non plus fan des passages chantés de l’album, qui certes accentuent le côté surréaliste avec des paroles qui ne veulent à peu près rien dire, mais cassent un peu les rares ambiances.

Cela dit, si vous avez tendance à penser que le post-rock est un genre qui tourne en rond Come to Mexico est un excellent contre-pied (au derrière). Il est réalisé avec panache et très surprenant; comme en plus on peut le trouver sur Bandcamp, n’hésitez pas à essayer! Personnellement, je pense que je vais tenter d’aller les voir quand ils passeront à Genève, à la fin du mois. Ça peut être sympa.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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