Trolls et Légendes 2017

Trolls et Légendes 2017

C’est devenue la tradition pascale bi-annuelle: le déplacement – limite pélerinage – à Trolls et Légendes, la grosse convention geeko-médiévalo-féerico-pagan sis à Mons, en Belgique. Et, pour une fois, j’y étais avec la ferme intention de Faire des Trucs. J’aime bien ce genre d’événements, mais si c’est juste pour errer dans les travées et chasser les dédicaces, je m’emmerde vite.

Trolls et Légendes, pour les deux du fond qui ne connaissent pas, c’est une méga-convention, désormais sur trois jours, le week-end de Pâques, qui a pour thème le fantastique, tendance fées, trolls et autres. Ce qui est moyennent raccord avec la date, mais c’est aussi ça qui est rigolo.

On y trouve, sous une vaste halle, un espace réservé aux jeux – jeux de plateaux, figurines, jeux de rôles et autres – un deuxième espace pour les littératures de l’imaginaire, les illustrateurs et -trices et quelques boutiques, un troisième qui ouvre le soir pour les concerts, plus un marché féerique en extérieur. Nouveauté cette année: il y avait également, sur un autre site non loin, un espace manga/cinéma, mais je n’y suis pas allé.

J’ai également fait l’impasse sur les concerts, d’abord parce que je n’étais pas seul comme les précédentes années et que j’ai préféré jouer la carte du social plutôt que d’aller me péter les cervicales en solo, ensuite parce que la programmation ne m’enthousiasmait pas plus que ça et, enfin, parce qu’après une journée de convention et trois heures de route, j’étais franchement à plat.

Trolls et Légendes 2017

Il faut dire que nous avons été quelque peu occupés. Cette année, 2d sans faces avait décidé de venir en masse. Entendez par là qu’on était deux – ce qui est deux fois plus que d’habitude. Bon, techniquement, sur le stand, on était quatre: Antoine, Céline, notre consultante en rotulectomie appliquée aux auteurs en retard (y compris nous-mêmes), Perrine, qui nous a fort gentiment hébergés et transportés, et moi.

En théorie, on aurait dû avoir Freaks’ Squeele de terminé mais, comme mentionné plus haut, nous sommes quelque peu en retard. Oh, le jeu est suffisamment terminé pour être jouable, mais il n’est pas encore 100% fini. Ce sera pour la rentrée – en plus, ça, c’est raccord.

C’est un peu dommage, parce qu’au vu de la foule qui a voulu jouer à nos parties de démonstration – on aurait pu facilement en faire le double – on sent qu’il y a une grosse attente chez les fans de la bande dessinée, mais en même tempe, on veut faire un jeu qui fasse un peu plus que tenir la route.

La bonne nouvelle, c’est qu’à peu près tous les joueurs qui ont testé sont repartis très enthousiastes, de même que ceux à qui on a pu expliquer les mécaniques du jeu sur le stand. Même les débutants complets arrivaient à gérer le bazar – parfois plus facilement que les joueurs plus aguerris, d’ailleurs. Question d’habitude, j’imagine.

Par contre, on a assez peu vendu; d’un autre côté, c’est compréhensible: nos gammes commencent à dater sérieusement – entre dix et quinze ans, déjà – et ce que les joueurs et joueuses veulent surtout, c’est de la nouveauté. La plupart des questions portaient sur Freaks’ Squeele (surtout) et sur Itras By, le jeu surréaliste norvégien, dont la traduction est également à bout touchant.

Malgré cela, le bilan est franchement positif. D’abord, parce que Trolls & Légendes est une super-convention – qui semble avoir réglé les problèmes de l’édition précédente concernant les files d’attente. En plus, il a fait presque beau (en fait, très variable, avec pas mal de vent, mais plus de beau que de moche).

On y a croisé plein de gens qu’on connaît – Olivier Joiris et Roland Scaron, qui ont fait un excellent boulot à l’organisation des parties, Éric Nieudan, descendu de sa verte Erin avec sa dame, Ghislain, Ladyfae et le Naheulband, l’équipe du Grimoire et celle d’Esteren, plus une bande de Suisses emmenés par Sté et BBS. On a aussi croisé beaucoup plus de gens qu’on ne connaît pas: des passionnés, des déguisés, des doux dingues; bref, en général des gens cools (y’a aussi des cons, comme partout, mais vraiment pas beaucoup et on n’en parle pas).

Trolls et Légendes 2017

On a aussi bu un certain nombre de bières – voire un nombre certain – parce que Belgique, et aussi parce que la convention est parrainée par la Cuvée des Trolls et que c’est un peu la marque de fabrique de l’événement.

On ne va pas se mentir: la conclusion de ce week-end est que j’ai ultrakiffé grave, comme dit la djeunitude de nos jours. Au moment où j’écris ces lignes, je suis dans le TGV qui nous ramène à Genève. Ça fait bizarre de retrouver un monde normal.

Mais, si ça se trouve, des événements comme Trolls et Légendes sont une machination du Petit peuple pour pouvoir, quelques jours par année, marcher parmi les mortels, comme si de rien n’était. Ouais, je sais: je me fais des plans, mais j’aime bien l’idée. Peut-être qu’un jour j’écrirais un texte là-dessus.

En plus des photos ci-dessus, j’ai une cinquantaine d’images sur Flickr, comme toujours sous licence Creative Commons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Je t’arrête tout de suite : ultrakiffé, c’est ce que disaient les jeunes de notre époque. Ils disent autre chose maintenant, je sais pas quoi mais pas ça 🙂

  2. Lendraste dit :

    Ravi d’avoir pu jouer avec toi : une première 😉 .

    A ce propos, cela mériterait peut-être plus d’explication, mais si j’ai trouvé le système de résolution de Freak’s Squeele plutôt fun et original, j’ai toutefois un soucis avec la notion de prise ou pas d’autorité lors de chaque tour, attendu qu’il n’y a fondamentalement aucun intérêt à ne pas prendre l’autorité. Dans tes explications, ceci est présenté comme un choix mais, à mon sens, il n’y en a aucun, puisque rien de positif ne peut ressortir du fait de ne pas prendre l’autorité. En fait c’est un peu comme échouer à un jet de dé et qu’on te laisse le choix d’échouer ou pas. C’est aussi et surtout la raison pour laquelle je bourrinais avec les dés de risque. Alors soit j’ai mal compris, soit l’explication n’est pas claire, soit il faudrait un sens ou une contrepartie positive au fait de ne pas prendre l’autorité.

    Autre aspect, c’est la lecture assez flou du nombre de Gigowatts qui s’accumulent côté PJs. Je pense que sur le support de jeu, il serait intéressant de créer une zone indiquant clairement quels Squeeles et dés produisent du Gigowatt afin que les joueurs puissent les compter aisément et gérer le dépassement de contrat.

    En dehors de ça, je trouve l’ensemble amusant, rapide à mettre en oeuvre et pas prise de tête, même si s’éloigner autant du narratif dans un système de résolution qui est presque un jeu dans le jeu n’est pas ma tasse de thé.
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    • Alias dit :

      Il y a un avantage à « perdre » la scène une fois qu’on a pris l’autorité: c’est une méthode pour récupérer des squeeles. Mais il faut encore qu’on peaufine cet aspect; ça ne nous est pas apparu primordial pour le tuto.

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