Trolls & Légendes 2013

Eh oui, on est déjà (ou enfin) à Pâques d’une année impaire, c’est donc l’heure – ou plutôt le week-end – de Trolls & Légendes, le légendaire et trollesque festival de l’imaginaire sis à Mons, en Belgique. Et, du coup, je reprends mon bâton de pèlerin dans une main et ma grosse valise à roulette dans l’autre pour aller prêcher la bonne parole, l’amour de la bière, les bienfaits du jeu de rôle et les joies de l’hystérie collective sur fond de décibels folkisants.

Je répète brièvement pour ceux qui auraient raté mes comptes-rendus des éditions 2009 et 2011, Trolls & Légendes, c’est trois soirs de concerts folko-médiévo-whatever, mais très bien quand même, et deux jours de festival avec une partie jeux, une partie bouquins / BD / illustrations et un grand marché à fanfreluches médiévaloïdes pour goths, GNistes et bi-classés.

J’en suis rentré il y a peu, avec encore quelques acouphènes et douleurs dans les pieds et mollets, mais globalement super-content. Déjà, parce que la vie d’invité VIP y est plutôt chouette : on côtoie une quantité assez remarquable de grands noms de ces différents milieux, du genre à déguster l’eau-de-vie de quetsches de Ghislain du Naheulband, ou les whiskies irlandais d’Eric Nieudan, tout en tapant la discute avec deux membres de Stille Volk (avant de s’apercevoir que l’heure d’été est passée par là et qu’il est trois heures et demie du matin…).

Ensuite, parce que l’équipe d’organisation est d’une gentillesse incroyable et l’hospitalité belge, c’est pas de la gnognotte ! Un grand merci à eux, et en particulier à Olivier Joiris et toute sa famille, qui sont pour une grande part à créditer pour le succès de cette manifestation.

Oui, parce que dans le genre « succès », ils n’ont pas fait les choses à moitié : c’était blindé de monde pendant les deux jours (ce qui pose bien évidemment des problèmes quand on veut se balader au milieu d’une foule compacte), malgré une météo moyennement printanière. Les deux dernières éditions, c’était t-shirt, bermudas et sandales ; cette année, place aux godillots de randonnée et au pull en laine. Et encore : à l’intérieur, ça allait, mais je plains sincèrement les boutiquiers du marché extérieur.

Le seul défaut, c’est qu’il y a presque trop à faire : j’ai à peine eu le temps de me balader et d’acheter deux-trois babioles, de taper un peu de discute avec Sylvie Miller et Philippe Ward, les auteurs de Lasser (et de prendre le deuxième tome) et de mener deux parties de Tigres Volants (qui se sont d’ailleurs très bien passées, malgré le brouhaha ambiant) et regarder la moitié des concerts. J’aurais aimé pouvoir plus discuter avec les collègues auteurs et les invités ou tester certains jeux moi-même. C’est un peu le défaut : il y a trop de choses à faire pour une seule personne.

Dans les choses qui font toujours plaisir, il y a les discussions avec Moriganne et ses copines du forum Panda Pirate (où j’avais mes habitudes il y a quelques années) et les fans de Tigres Volants qui viennent faire signer des trucs improbables, genre une première édition en presque bon état. Enfin, quand je dis “plaisir”, j’en ai quand même un peu honte, de cette édition…

Le départ à sept heures ce matin fut un peu rude, mais ça me permet d’être dans mes pénates en milieu d’après-midi. Malgré ça, je ne regrette pas d’avoir pris congé demain.

Ah, au fait, suite à une panne de cerveau de ma part (pour faire court, j’ai égaré mon ordinateur pendant la soirée de samedi, donc j’étais dans l’incapacité de rédiger un billet), je publierai les compte-rendus des soirées de samedi et de dimanche demain et après-demain, mais antidatés de façon à coller aux dates réelles des concerts. Ne soyez donc pas surpris si vous voyez apparaître deux billets dans le flux RSS ces deux prochains jours.

Pour ceux que ça intéresse, mes photos pratiquement pas toupourrites sont en ligne (ou peu s’en faut) sur Flickr, toujours sous license Creative Commons. Les experts noteront que, sur ce coup, j’ai utilisé mon nouvel appareil qui, oh! comme c’est bizarre, donne des résultats plus convaincats que l’iPhone… Je suis encore loin d’être un expert avec ce bidule, mais ça a déjà une autre gueule.

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Folk Noir / Daemonia Nymphe / Saltatio Mortis à Trolls & Légendes 2013

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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8 réponses

  1. Ô rage ! J’aurais vraiment voulu y assister cette année ! Tant pis pour moi, et vive le surbooking de fin de semestre… 🙁
    Saint Epondyle Articles récents…[Film] Cloud AtlasMy Profile

  2. jolan dit :

    merci Stéphane, vivement la prochaine je n’ai plus de chocolat
    jolan Articles récents…Past Fantastique.NightsMy Profile

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