Ulver: The Assassination of Julius Caesar

Ulver: The Assassination of Julius Caesar

Je suppose que je devrais arrêter d’être surpris par le parcours de Ulver et oublier qu’il y a très longtemps, il s’agissait d’une formation de black-metal. Cela fait déjà pas mal de temps que le groupe a décidé d’explorer d’autres genre et leur dernier album, The Assassination of Julius Caesar, en est une illustration supplémentaire.

En effet, ceux qui s’attendent à quelque chose à base d’instrumentation saturée et d’un canevas de ténèbres vont être quelque peu déroutés par un album qui, fondamentalement, s’apparente plus à de l’électropop avec quelques poussées progressives. Pour tout dire, la comparaison qui me vient en premier à l’esprit, c’est Alphaville.

Ouaip. Moi aussi ça me scie un peu. Pourtant, je ne devrais pas.

Avec huit pistes et moins de trois quarts d’heure, The Assassination of Julius Caesar est un album plutôt court, ce qui n’empêche pas un des titres d’approcher les huit minutes et un autre de flirter avec la barre des dix. Le reste tourne autour de quatre minutes.

Il faut dire ce qui est, Ulver maîtrise son sujet. Quel qu’il soit. Ainsi, même si le groupe propose ici un album qui tient plus de la pop contemporaine – y compris un « So Falls the World » qui pourrait être un générique de James Bond, on sent qu’ils savent ce qu’ils font. Les experts pourront même distinguer quelques onces de ténèbres en toile de fond sur certaines pistes.

Ceci posé, le sujet en question n’est pas trop ma tasse de thé – ou mon demi de bière, si on préfère. Je ne déteste pas et c’est un album qui a des qualités intrinsèques, mais ce n’est ce que j’attendais – même si, là encore, j’aurais quand même dû me méfier – et ce n’est pas ce que je recherche en priorité dans la musique.

The Assassination of Julius Caesar est un intéressant et bien foutu, mais ça reste quelque chose de très éloigné du metal et avec assez peu de rapport avec le prog. Du coup, je ne le recommanderai qu’à ceux qui savent à quoi s’attendre et qui n’ont pas peur de l’électropop atypique.

Pour tester, rien de plus simple: un petit passage sur Bandcamp, où l’album est disponible à l’écoute et au téléchargement pour un prix raisonnable.

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