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Ulver: War of the Roses

Dans notre série “le [genre musical obscur] mène à tout, à condition d’en sortir”, aujourd’hui le black métal avec, en étude de cas, War of the Roses d’Ulver. Pour faire original, ce sont des Norvégiens et si, il y a quinze ans, ils faisaient bien du black métal archétypique, avec paroles en vieux nordique, cet album n’entretient que de très lointains rapports avec ce style musical.

Aujourd’hui catalogué “métal expérimental”, principalement par des gens qui ont renoncé à y comprendre quoi que ce soit, le groupe propose avec War of the Roses une musique qui se rapproche beaucoup du rock progressif atmosphérique, quelque part entre le Peter Gabriel de Passion et Porcupine Tree (ce n’est pas un hasard si l’album est publié par K-Scope), avec des éléments pop, électroniques et des ambiances minimalistes. Autant dire que si vous cherchez à vous lancer dans le headbanging fanatique, mieux vaut passer votre chemin!

Je ne suis pas encore 100% que j’aime bien cet album; je soupçonne même que ne le serai jamais; une chose est sûre: dans la catégorie “ambiance bizarre”, on atteint des niveaux vertigineux! Que ce soit dans le très atmosphérique “Providence ” ou l’halluciné “September IV” qui lui fait suite, ou dans un “England” qui me rappelle l’également étrange album A Room Made of This de The Flight Commander (il faudra que je vous en cause un jour, de cet OVNI), la musique d’Ulver contient plus que son lot de surprises.

Pas toujours très bonnes, d’ailleurs (la fin de “Island” fait mal aux oreilles et me laisse parfois croire que j’ai un disque dur en rade), mais des surprises quand même; j’en arrive à un point où même les mauvaises surprises me semblent préférables à un album plan-plan. Pas que cet album soit une mauvaise surprise, d’ailleurs; d’une part, je ne connaissais Ulver que de nom et je n’en attendais rien de particulier.

Je découvre avec War of the Roses un album à des années-lumière du black métal de ses origines et à des années-lumière également des productions beaucoup plus tapageuses que j’ai écoutées récemment. C’est maîtrisé, introspectif, inquiétant parfois. Ça repose; ce n’est pas plus mal.

(Article republié sur Progressive Area)

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