Unleash the Archers: Apex

Unleash the Archers: Apex

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Apex, le dernier album en date du groupe Unleash the Archers. Plusieurs des chroniqueurs de Angry Metal Guy l’avaient mis dans leur top 2017, l’intitulé du groupe ou de l’album auraient pu le classer autant dans le black-metal que dans le prog. Mais ça avait l’air cool.

Spoiler: c’est cool.

Unleash the Archers est un groupe canadien dont la musique peut se définir comme étant aux confluences du power-metal à l’européenne, du death mélodique et du heavy façon Iron Maiden. Un mélange de sonorités NWOBHM, de compositions complexes, et de thèmes militaro-médiévaux, le tout avec une voix féminine en clair.

Apex comporte dix pistes et dure un poil plus d’une heure. Les morceaux durent entre quatre et huit minutes, ce qui est plutôt raccord avec le genre: court, mais pas trop et pas toujours.

Musicalement, le mélange d’ancien et de moderne fonctionne plutôt bien: le heavy “classique”, maidenien comme à la “grande époque” de Number of the Beast ou de Powerslave, est revisité avec les recettes du power-metal.

Évidemment, le défaut est que ça donne quand même une forte impression de déjà-entendu, mais cet aspect est contrebalancé, d’une part par l’énergie brute des compositions et, d’autres part, par la compétence des musiciens. Unleash the Archers connaît son sujet, à commencer par l’impressionnante Brittney Slayes au chant.

Du coup, Apex contient une blinde de morceaux qui dépotent: “Awakening”, “Shadow Guide”, “The Matriarch, et surtout “Clease the Bloodlines” et “Ten Thousands against One”. Bon, en fait, ils dépotent un peu tous.

Unleash the Archers n’est peut-être pas le groupe à conseiller aux fans de metal progressif complexe – encore qu’on y retrouve certaines tendances progressives de son lointain ancêtre – mais Apex est un excellent album de pur metal, un pied dans l’old-skool et l’autre dans un style plus moderne. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp et je vous recommande d’y jeter une oreille.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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