« Upright Women Wanted », de Sarah Gailey

Quand les Bibliothécaires ont trouvé Esther, planquée depuis deux jours dans leur chariot, elles n’étaient pas très contentes. C’est ainsi que commence Upright Women Wanted, de Sarah Gailey.

Or donc, on a une jeune femme qui fuit un mariage arrangé, des bibliothécaires itinérantes et un monde westernoïde qui apparaît en filigrane: probablement post-apo, avec une armée qui accapare les dernières réserves de carburant et un État totalitaire qui contrôle les médias « acceptables ». Et des rebelles, bien entendu.

Et, pour faire le lien entre les différentes communautés et cet État, les Bibliothécaires. Des femmes au cuir tanné par les éléments (et, parfois, les balles), qui transportent dans leur carrioles les « médias approuvés ». En apparence.

Dans les faits, Esther fuit tout autant le mariage arrangé que le sort réservé à son amante, pendue par son propre père. Les Bibliothécaires sont toutes plus ou moins sur le spectre LGBTQ+ et semblent clairement jouer un double jeu entre l’État et une « rébellion » mal définie.

Au milieu de ce fatras, Esther va devoir faire des choix, frôler la mort et même tuer, pour survivre. Et, peut-être, devenir un jour une Bibliothécaire elle-même.

Upright Women Wanted est un court texte – plus une novella qu’un roman, avec ses cent soixante pages écrites gros. Je l’ai ramassé sur la recommandation de Cory Doctorow, dans l’un de ses derniers articles sur BoingBoing.

La chose amusante, c’est que l’idée de femmes bibliothécaires qui parcourent les USA à cheval est basée sur un précédent historique, mis en place par l’administration Roosevelt pendant la Grande dépression. Il existe même un jeu de rôle sur ce thème, Pack Horse Library.

Alors oui, j’entends certains lecteurices cringer sur le concept de fiction queer-friendly (sérieux, vous foutez quoi sur ce blog?), mais avant tout, Upright Women Wanted, c’est du western, du post-apo et du pulp qui se lit vite, avec des personnages attachants et un contexte plutôt cool.

En plus, je ne sais pas si c’est voulu, mais l’édition que j’avais (Tor.com / Tom Doherty) a un côté un peu « roots » dans sa reliure. Ça collait bien avec le thème, quelque part.

Bref, moi j’ai bien aimé, mais ce genre de bouquin, c’est assez ma came.

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