Vanden Plas: The Seraphic Clockwork

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Vanden Plas n’est guère pressé pour sortir ses albums: The Seraphic Clockwork arrive quatre ans après Christ 0, qui lui-même succédait à Beyond Daylight après quatre autres années d’attente. Cela dit, vu la qualité des albums de ce groupe de métal progressif allemand, on aurait tort de se plaindre.

Ce d’autant plus que Vanden Plas n’est pas un de ces énièmes clones de Dream Theater qui hantent le genre. D’une part, il a ses racines plus profondément ancrées dans un métal mélodique ou symphonique à la Kamelot et, d’autre part, la voix très reconnaissable d’Andy Kuntz peaufine son identité.

Dans ce Seraphic Clockwork, les deux éléments sont clairement présents pour donner à l’album un caractère immédiatement reconnaissable. Bon, la mauvaise nouvelle, c’est que ça veut dire que Vanden Plas fait du Vanden Plas, mais comme ils sortent un album tous les trois ou quatre ans, c’est moins gênant que pour les groupes-pondeuses qui sortent une galette par an.

Concept album (il me semble d’ailleurs que Vanden Plas ne fait que cela) sur un Chrétien du XVIe siècle qui se retrouve à Jérusalem à l’époque supposée de la mort du Christ, The Seraphic Clockwork remplit son cahier des charges sans faute: on retrouve un thème musical tout au long de l’album, ainsi que des intonations médiévisantes ou orientales, le tout dans contexte général de métal progressif bien travaillé avec des vocaux très présents.

Si l’album, dans son ensemble, n’est pas confondant de génie, c’est de la très, très bonne qualité et ça n’empêche pas des éclairs de pur génie, comme l’instrumental final de “Sound of Blood” ou les ambiances de “Rush of Silence”. L’ensemble est très homogène et superbement maîtrisé; ce n’est peut-être pas l’album de l’année, mais c’est certainement un effort de grande tenue.

Ceux qui aiment leur métal progressif avec plus de mélodique que de progressif peuvent se ruer sur The Seraphic Clockwork; la Révolution peut attendre.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. metllvr dit :

    Bonne critique ! Je n’ai pas encore l’album, mais j’ai entendu des extraits sur le web. Celui parrait très bon – j’aime bien tous les albums de Vanden Plas.

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