Verbal Delirium: So Close and Yet So Far Away

C’est sur la recommandation de Prog-résiste que j’ai acheté l’album So Close and Yet So Far Away du groupe grec Verbal Delirium. Il y a des jours, comme ça, où il me prend de faire une razzia sur les boutiques en ligne sur la seule foi des chroniques de ce vénérable (et vénéré) magazine, avec des résultats parfois contrasté. “Contrasté” est un terme qui s’applique du reste pas mal à cet album, qui alterne morceaux remarquables et œuvres plus banales (voire bancales).

La musique de Verbal Delirium mélange des inspirations rock progressif, métal, rock alternatif, voire pop. Ce qui en soit ne serait pas un mal, si le mélange avait une certaine homogénéité. Ce n’est hélas pas toujours le cas et le moins que l’on puisse dire est qu’il y a parfois des grumeaux qui ont du mal à passer. De façon générale, l’album me rappelle un peu trop certains groupes de prog éphémères des années 1980-1990; disons que, s’ils étaient éphémères, il y avait souvent une bonne raison à cela.

Cela dit, Verbal Delirium est quand même quelques brasses au-dessus de ce niveau, notamment grâce à une production de qualité et à des musiciens qui connaissent leur affaire. “Dancing Generation” est sans doute le meilleur morceau de l’album, mais je suppose que c’est surtout sa rythmique rappelant Naïve qui m’a marqué. On peut aussi mettre en avant “Lullaby” ou “They”, ce dernier présentant un mélange bizarroïde entre Muse et Peter Hammill.

À côté de cela, on a beaucoup de morceaux que l’on qualifiera de moins inspirés (“Erased” et “Time” notamment) et qui sonnent datés, principalement à cause de claviers ressortis de la naphtaline dans laquelle ils étaient immergés depuis que Fish avait quitté Marillion. Dans l’absolu, je n’ai rien contre ces sonorités, mais soit dans le contexte (en d’autres termes, dans un album de l’époque), soit à doses nettement moins fortes.

So Close and Yet So Far Away est donc un album plutôt pas mal, mais il y a du tri à faire. Encore que si on aime bien le son des années 1980, ça peut passer sans autre. Pour les ceusses que ça intéresse, il y a d’assez larges extraits de l’album sur le site MySpace ci-dessus lié.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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