Wild Boar Fest à côté de chez moi

Wild Boar Fest 2016

Et hop! Deuxième concert en deux jours, parce que je suis un grand malade. Et comme je suis vraiment un grand malade, c’est pour la première édition du Wild Boar Fest, un festival folk/viking-metal – genre dont je ne suis pas très fan.

Disons les choses autrement: j’aime bien le metal – enfin, certaines variantes de metal – j’aime également bien le folk et j’aime assez l’idée d’un mix entre les deux. Le problème, c’est le growl. Sur les six groupes présents, cinq et demi chantent en growl.

Mais bon, le Wild Boar Fest se déroule à la Villa Tacchini, une salle qui a l’avantage considérable de se situer à quinze minutes à pied de chez moi. Et, en plus, à proposer des groupes locaux et régionaux en plus des deux têtes d’affiche; j’aime bien l’idée de soutenir des groupes locaux. Enfin, c’est l’occasion de me rôder sur mon nouvel appareil dans des conditions que je pressens – à raison – difficiles.

Malgré sa proximité, c’est une salle que je n’avais jamais eu l’occasion de visiter; l’endroit est de taille honorable, il doit tenir 300 personnes, à vue de nez, avec une petite buvette et, dans le cas présent, quelques tables pour le merch’ et un stand de l’association Sea Shepherd, qui est un des sponsors de l’événement.

Kaatarakt

Kaatarakt

On commence par Kaatarakt, un groupe local de p’tits jeunes avec trop de monde sur scène, à mon avis. Trois guitares, sérieux? Bon, il y a un clavier, qui amène une touche de légèreté, mais en fait de folk-metal, j’ai plutôt l’impression d’écouter un groupe de death avec des costumes de GN. Pas que ce soit mauvais ni mal fait, notez; ça reste plutôt plaisant.

Delion

Delion

Delion enchaîne dans un style similaire (y compris les costumes) et avec une formation plus classique: seulement deux guitares. Leur musique est plus mélodique et comporte des compositions plus complexes que la moyenne et plus à mon goût de prog-head snobinard (qui boit sa Feld dans un gobelet). Le groupe assure un set de qualité malgré une panne de courant.

Harmoniks

Harmoniks

Arrive ensuite Harmoniks, un groupe de six lausannois. C’est le premier groupe qui me donne l’impression de jouer du folk-metal: leur musique est très festive – bon, toujours avec du growl – et leur prestation est très sympa, ponctuée par des vannes sur le match de hockey Genève-Lausanne de la veille.

Hypocras

Hypocras

Hypocras est le groupe suivant et le seul que je connaisse du lot. Comme se sont des garçons raisonnables, ils sont seulement cinq sur scène; comme ils ne le sont pas, ils alignent costumes et maquillage de scène façon crasse et haillons. Leur set est malheureusement raccourci pour cause de batteur remplaçant, mais ils livrent une prestation énergique et plaisante.

Bran Barr

Bran Barr

Le groupe suivant, Bran Barr, est une formation parisienne avec une grosse expérience – genre, vingt ans. Le groupe compte six personnes sur scène dont une violoniste; c’est le seul groupe sont le chanteur chante en clair – mais pas tout le temps – et le seul qui n’a pas de costumes exotiques. Sa musique est une alternance de folk métal qui tabasse et de folk plus classique. C’est carré et ça remue bien.

Black Messiah

Black Messiah

Enfin, Black Messiah est la tête d’affiche du festival. C’est un groupe allemand avec six musiciens, dont un chanteur-violoniste, qui joue parfois de la guitare. Bon, trois guitares, c’est visiblement quelque chose qui se fait dans ce style…

Leur variante de folk métal est du genre festif et me rappelle Korpiklaani, mais en allemand. Sans surprise, le groupe fait parler son expérience – vingt ans aussi – et fait bouger les quelques cent cinquante personnes qui ont survécu jusque-là. Ça danse allégrement dans les rangs, une excellente conclusion à cette soirée.

Même si ce n’est pas trop ma marque préférée, la soirée était plutôt sympa, avec des groupes plutôt bons et motivés. Je ne regrette pas la fatigue; le repos, c’est pour les faibles!

J’ai fait une petite sélection de photos pour chaque groupe, ce qui fait quand même 70 photos au total dans l’album Flickr idoine (toujours sous licence Creative Commons).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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