Wilderun: Sleep at the Edge of the Earth

Wilderun: Sleep at the Edge of the Earth

Au début de l’année, je vous avais présenté Wilderun, groupe bostonien qui, en 2012, nous avait gratifié d’un très agréable Olden Tales & Deathly Trails. Hasard – bienveillant – du calendrier, le groupe revient en 2015 avec Sleep at the Edge of the Earth, ce qui me permet de le chroniquer deux fois en moins de six mois.

C’est une très bonne chose, car déjà que le précédent était sympa, ce nouvel album monte encore d’un cran, en balançant du métal mi-folk, mi-symphonique, mi-pirate et 100% cool. Qui plus est, le mélange est remarquablement homogène, même à 150%.

Sleep at the Edge of the Earth propose neuf pistes, entre deux et onze minutes, pour une durée totale de cinquante-quatre minutes. Depuis Olden Tales, Wilderun a donc décidé de privilégier la forme longue et, avouons-le, cela lui réussit plutôt bien. Le groupe développe ses histoires sur pas moins de trois morceaux de huit minutes et plus, en sus de « Ash Memory » un epic en quatre parties qui, tout compris, approche bien les vingt minutes.

Il ne faut pas s’y tromper: Wilderun est un groupe de métal, qui n’hésite pas à libérer les cavalcades de guitares, débrider les doubles grosses caisses et lâcher les growlers en rut. Ce qui ne les empêche pas de donner dans le symphonique à grand spectacle (« The Faintest Echo » ou « The Means to Preserve »), avec toujours cette touche folk-pirate.

Les compositions de Sleep at the Edge of the Earth sont solides et brillamment exécutées, avec chant clair, growl et harmonies vocales qui semblent se répondre. Mention spéciale pour « The Means to Preserve » qui, hormis un final un peu casse-bonbons, est à mon avis la plus solide pièce de l’album.

Vous l’aurez compris: Wilderun signe ici un des plus sérieux candidats au titre d’album de l’année. Sleep at the Edge of Earth, même si ce n’est pas un chef d’œuvre d’originalité, amène un vent frais des Amériques sur une scène dominée par les Européens. Je vous en recommande d’autant plus chaudement l’écoute qu’il est disponible sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :