Within Temptation: Let Us Burn

Within Temptation: Let Us Burn

J’ai eu droit à quelques regards bizarres quand j’ai avoué avoir acheté Let Us Burn, le double-live de Within Temptation. Pas tant que le groupe néerlandais, un des fers de lance du métal symphonique, ait une mauvaise réputation, mais plutôt que le principe même du live laisse perplexe pas mal de mes contemporains.

Moi j’aime bien. Il fut même un temps où j’étais fan de l’exercice, mais c’était sans doute à l’époque où j’allais à moins de concerts. C’était alors une bonne drogue de substitution. Je pense toujours que l’album live est une sorte de compilation qui offre un bon aperçu d’un groupe, avec le petit plus de l’ambiance du concert, mais c’est vrai que l’objet a perdu de son intérêt, surtout pour un groupe que j’ai déjà vu en vrai.

Mais qu’en est-il de ce Let Us Burn? Déjà, il faut avouer qu’on n’est pas volé: le double CD ne contient pas moins de trente-deux pistes, pour un total frôlant les deux heures quarante. Encore faut-il apporter un bémol à ce bilan chiffré: chaque galette contient un concert différent – Elements, marquant le quinzième anniversaire du groupe en 2012, et la tournée Hydra, de l’album éponyme datant de cette année – et il y a donc des doublons.

Les deux concerts incluaient la présence d’un ensemble symphonique et d’un chœur, ce qui permet à ces performances d’ajouter une dimension réellement symphonique à la musique. Personnellement, c’est toujours un sujet de frustration quand j’assiste à un concert où j’ai l’impression que la moitié des instruments que j’entends est enregistrée.

Let Us Burn prouve également que Within Temptation est un groupe qui n’est pas seulement capable de faire des bons albums et de proposer un métal qui flirte avec la pop. C’est aussi un vrai groupe de métal et un vrai groupe de scène: les guitares grondent et hurlent, la rythmique frappe juste et fort et les claviers – ainsi bien sûr que la voix de Sharon den Adel – transfigurent l’ensemble.

Le défaut, comme mentionné, c’est qu’il y a des doublons: “Iron”, “In the Middle of the Night”, “Mother Earth”, “Faster” et “Sinéad”, entre autres, figurent sur les deux disques. Ce n’est pas entièrement surprenant, vu que ce sont des classiques du groupe et, en plus, des mélodies qui marquent, mais c’est un peu dommage.

Six ans après ma première découverte de Within Temptation – via un autre album live, Black SymphonyLet Us Burn est un excellent nouvel aperçu du talent de ce groupe, qui allie métal, épique et accessibilité. Ce n’est peut-être pas ce qu’ils ont fait de mieux, mais comme porte d’entrée – ou comme souvenir, pour ceux qui les ont vus sur scène – il y a pire.

En bonus, le – trop bref – teaser de l’album:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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