WOLVE: Sleepwalker

Wolve: Sleepwalker

Le défaut des chroniques dithyrambiques – comme celles de Sleepwalker, du groupe français WOLVE – c’est qu’elles peuvent parfois engendrer la déception. Non pas tant que l’album soit mauvais, mais parce qu’on attendait quelque chose d’exceptionnel et qu’au final, on trouve “juste” un très bon album.

WOLVE propose un rock progressif qui lorgne sérieusement vers le post-rock, notamment via la construction de morceaux instrumentaux longs et atmosphériques. L’album est cependant largement chanté, en anglais, avec un style qui rappelle un peu Steven Wilson dans ce qu’il a de plus mélancolique.

Si Sleepwalker propose un total de six pistes, il faut savoir que deux d’entre elles font moins de deux minutes, deux autres dépassent les dix et les deux restantes font respectivement trois et huit minutes. L’album total dépasse de peu les trente-cinq minutes, ce qui est surprenamment court: on a connu des EP qui faisaient sensiblement la même longueur.

Je suppose que je ne surprendrai personne en avouant préférer les parties instrumentales à celles chantées. Pas que la voix de Julien Sournac sonne mal; son chant est maîtrisé et plutôt agréable, mais j’ai toujours tendance à préférer les instrumentaux. Et, dans ce cas, il y a des parties vraiment somptueuses, avec “Cassiah”, “Ocean” ou “Colors Collapse”.

Objectivement, Sleepwalker est donc un très bon album, entre prog et post-rock. Je n’irai pas jusqu’à dire, comme mes petits camarades de Neoprog, que c’est un chef-d’œuvre, mais plus, à l’instar de Clair & Obscur, que c’est un début prometteur.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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